BULLETIN MENSUEL D'INFORMATION DU CARITIG

Septembre 2004 - N° 09/04

Dans ce numéro :


« Il y a plus de choses à changer dans l'avenir que dans le passé. »
René Lessard


Avec TransGenre Actu :


Le chaud et le froid !

Comment doit-on percevoir l'avenir ?

En France, une commission de l'ANAES vient d'être missionné par le gouvernement pour entreprendre la réalisation d'un état des lieux de la question transsexuelle. Les détails plus loin (cliquer ici).

Au niveau de l'Europe, c'est l'élection d'Anna Zaborska, eurodéputée slovaque PPE-DE (démocrates-chrétiens et conservateurs), à la présidence de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des chances qui nous inquiète. Anna Zaborska est connue pour ses positions anti-avortement et sa proposition d'interner les homosexuels dans des hôpitaux psychiatriques (voir le journal Libération du 24 juillet 2004).

Jusqu'à présent, Cette commission a permis de faire progresser le droit à l'IVG et l'égalité de traitement homme-femme.

L'élection de cette eurodéputée est évidement assez incompatible avec l'avancée des droits des femmes et de la population LGBT.

Avouons-le : Nous avançons dans l'obscurité car nous sommes loin de maîtriser les tenants et aboutissants des nombreuses décisions qui vont venir modifier le cours de la vie des transgenres.

Dans le même temps, le CARITIG fait face actuellement à des difficultés financières sans précédents. Ces difficultés sont liées à plusieurs événements : la prise en charge du loyer mensuel de notre petit local de travail, le volume très important des activités que nous proposons, le manque de reconnaissance des utilisateurs de nos services.

Aussi nous lançons un appel au don, qui petite précision utile, est déductible des impôts. Un reçu fiscal parviendra à tous donateurs.

Également, stimuler les personnes autour de vous à adhérer permettrait aussi de soutenir l'organisation. Que ce soit vos médecins, avocats, amis, famille, etc.

N'oubliez pas que toutes les personnes qui travaillent au CARITIG sont bénévoles.

Adhérer et/ou faire un don, par ce geste vous stimulez l'équipe des bénévoles, c'est une forme de reconnaissance du travail effectué.

Et si vous souhaitez devenir bénévole ou militant, contactez-nous.

Armand Hotimsky,
Président du CARITIG

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NOUS FAISONS CE QUE VOUS NOUS PERMETTEZ DE FAIRE,
LE
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Voici la dépêche publiée par l'AFP à propos de la commission qui vient de commencer à travailler sur la question transsexuelle.

28/07/04-12h29 priorité 4

Société-transsexualité,PREV

Les transsexuels ont bon espoir d'être écoutés à la rentrée prochaine

PARIS, 28 juil 2004 (AFP) - Prise en charge médicale, changement d'état-civil... sur ces sujets comme sur d'autres qui rendent difficile leur situation, les transsexuels ont obtenu l'assurance d'être entendus à la rentrée "avec des perspectives d'avancée réelles", affirment les associations.

L'affaire du mariage homosexuel de Bègles a boosté les revendications des transsexuels, dont les problèmes demeurent encore largement méconnus, souligne Alain Piriou, président de l'interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (LGBT), reçu jeudi dernier avec les associations de défense des transsexuels au ministère de la Santé.

Rendez-vous a été pris fin septembre, sous la responsabilité de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (ANAES), qui lancera, selon Alain Piriou, une évaluation des problèmes débouchant sur des propositions "mises en oeuvre en 2005".

"Mieux vaut tard que jamais", affirme à l'AFP Armand Hotimsky, président du Centre d'aide et de recherche sur les transsexuels et l'identité de genre (Caritig)."C'est la première fois qu'il y a une réunion de ce genre".

La question du mariage homo intéresse de près les transsexuels puisque aujourd'hui, le mariage n'étant pas autorisé entre personnes du même sexe, un couple dont l'un se découvre et veut vivre une autre identité sexuelle est obligé de divorcer.

Le changement d'état-civil est une procédure très exigeante pour les transsexuels qui demandent de ne plus être contraints à une opération radicale d'ablation pour obtenir le droit de changer d'identité.

"De quel droit oblige-t-on des personnes à être stériles, lance Armand Hotimsky. Les arguments de filiation ne tiennent pas, notre société bouge, la conception de la famille change". "Certains médecins d'ailleurs conseillent aux hommes qui souhaitent devenir femmes de congeler leur sperme pour pouvoir avoir des enfants ensuite", dit-il. Beaucoup ne se résolvent pas à l'opération et "leur vie est insupportable", dit-il, "ils doivent s'expliquer dès qu'ils montrent carte d'identité ou de sécurité sociale".

Plusieurs pays européens sont en train d'évoluer sur ce point, comme la Belgique, la Grande-Bretagne, l'Espagne.

Les transsexuels souhaitent aussi une amélioration de leur prise en charge médicale. "En France, le rapport aux médecins est assez violent, conflictuel, selon les témoignages que nous recevons", affirme Armand Hotimsky. "La majorité des publications sur le sujet sont écrites par des psychiatres et les trans sont considérés comme des pervers, des psychotiques".

"Opérer un trans n'est pas valorisant, le problème est le même pour l'avortement", ajoute-t-il. "La majorité des médecins opèrent à contre-coeur et les résultats sont souvent catastrophiques. Du coup, ceux qui le peuvent vont se faire opérer à l'étranger".

Les associations demandent le libre choix du médecin, une meilleure qualité des soins, le remboursement des soins à l'étranger et... la déclassification du transsexualisme parmi les troubles mentaux.

La vie des transsexuels en France reste compliquée, témoigne le Caritig, malgré quelques améliorations, comme l'autorisation de changer son prénom même sans changement d'état-civil. La période est finie où les trans s'appelaient tous Claude, Dominique ou Camille.

Mais, dit Armand Hotimsky, "on ressort parfois, contre les prostituées par exemple, l'arrêté Lépine de 1907 qui interdit les travestissements en dehors du carnaval".


Par Martine VERON pour l'AFP



EXPLICATIONS

Le gouvernement réagit enfin aux demandes incessantes des associations. Mais si certains commencent à se présenter comme les champions qui ont réussi à obtenir ce déblocage de la situation, - déblocage dont on ne connaît pas encore les conséquences -, de notre côté, nous restons circonspects.

Oui, soyons modestes, c'est bien du fait des diverses actions menées par (en ordre alphabétique) l'ASB, le CARITIG, le GAT, l'InterCGL, l'InterLGBT, le PASTT et peut-être d'autres que les choses bougent. Entre autre, rappelons que lors de l'entretien que j'ai eu avec Jean-Pierre Raffarin en juillet 2003, la demande d'une table ronde entre les Ministères concernés, la SS, le Conseil de l'Ordre des Médecins, les équipes médicales et les associations avait été formulée par l'InterLGBT.

Le CA du CARITIG et moi-même n'étions pas favorables. Voir l'article « Rencontre au sommet » du TGA de septembre 2003. Aussi c'est avec un certain degré d'inquiétude, que nous associerons à ce rendez-vous.

Le CARITIG ainsi que huit autres associations a donc été convié par l'ANAES à une réunion le lundi 27 septembre. Celle-ci sera certainement un premier contact, puisque la mission d'évaluation de l'ANAES ne fait que débuter. Rappelons que l'ANAES est l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé, pour plus d'information, voir son site internet : www.anaes.fr


L'ANAES nous a demandé de leur faire parvenir un document de deux-trois pages présentant notre analyse sur la situation actuelle et nos attentes. Vous trouverez ce texte à la suite de celui-ci.

Il est important d'apporter quelques précisions sur les choix des sujets abordés. Nous avons mis la priorité sur les points qui correspondent à l'activité de l'ANAES. Aussi les aspects juridiques et sociaux, ainsi que la question de la dépsychiatrisation nous ont paru superflus dans ce contexte, voire même totalement hors de propos. L'ANAES est avant tout une agence d'évaluation et d'accréditation, qui élabore également des recommandations de bonne pratique. Nous avons donc centré nos propos sur ces bases.

A présent, nous vous invitons à lire ce document. Pour la suite des événements, si vous désirez apporter votre participation, nous vous informons que nous allons mettre en place une liste de diffusion spécifique en complément de notre groupe de travail ANAES au sein du CARITIG. Pour en faire parti, il vous suffit d'envoyer un email à caritig@caritig.org et mettre dans l'objet : « ANAES inscription liste de diffusion ». 

En raison de l'importance et surtout des conséquences à venir, cette liste est ouverte à tous, adhérents ou non du CARITIG.

Armand Hotimsky,
Président du CARITIG


Analyse de la situation
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Au cours de ces dix dernières années, des associations de soutien et d'informations pour les personnes transgenres se sont constituées. Notons que la démocratisation de l'outil Internet a également permis de casser l'isolement et apporté une diffusion plus large de l'information.

En 1994 avec le changement du code civil, la législation sur les prénoms a été simplifiée, ce qui a pu faciliter la socialisation de nombreuses personnes transsexuelles en transition, cependant à l'heure actuelle la mention du sexe sur la quasi-totalité des papiers d'état civil demeure un frein.

Au niveau de la prise en charge médicale, aucune évolution notable n'a été jusqu' à présent perceptible. Les actuelles équipes médicales en poste dans les hôpitaux publics se présentent en tant que référence alors que celles-ci ne se consacrent qu' à un nombre limité de transsexuels.

Car la population transsexuelle reste dans son ensemble très réticente à passer par ces équipes. Celles-ci fonctionnent avec des protocoles médicaux correspondant à une perception restrictive de la transsexualité, et non en se basant sur la réalité du vécu des transsexuels.

De ce fait, peu de personnes correspondent aux critères exigés ; cet état de fait amène alors certains transsexuels à mentir sur leur orientation sexuelle par exemple, ou à omettre dans le récit, quand cela est possible, certains détails de leur vie afin de correspondre au mieux à ces critères. Voilà notre constat sur un suivi médical, psychiatrique ou psychologique quelque peu vrillé. Précisons que la politique de coercition entretenue par ces équipes est violemment vécue. A l' exemple, entre autre, des certificats médicaux circulant entre les médecins de l'équipe mais inaccessibles à la personne directement concernée ; cela donne aux transsexuels un sentiment de soumission totale à cette équipe dans ce qui représente pourtant et souvent l'un des moments le plus important de leur vie.

La chirurgie transsexuelle reste confidentielle en France, en conséquence peu de chirurgiens la maîtrisent. De plus, celle-ci est réalisée dans des conditions difficiles, au centre des controverses des psychanalystes, psychologues et psychiatres qui continuent à s'interroger sur la validité de cette réponse « radicale », aussi elle est loin d'être perçue en tant que chirurgie valorisante. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que les transsexuels s'orientent vers des chirurgiens expérimentés et reconnus par les nombreux témoignages que l'on peut trouver sur internet. Ces chirurgiens ne doutent pas de la légitimité de leur pratique, et améliorent constamment leurs techniques opératoires en participant à des congrès tel que celui de la HBIGDA qui a lieu tous les deux ans. Savoir que le chirurgien qui vous opère le fait par choix, du fait d'un réel intérêt pour la question transsexuelle s'avère rassurant ; cela apporte également une sérénité dans le dialogue et au vu de nos données recueillies, nous observons des résultats opératoires supérieurs avec peu de complications.

En ce qui concerne les traitements hormonaux, nous devons tirer la sonnette d'alarme. Les relations conflictuelles avec le corps médical, et plus particulièrement les équipes médicales qui réfrènent la volonté de bien faire de beaucoup de médecins libéraux, amènent nombre de transsexuels à se procurer ces traitements sur internet. Les conséquences sont inquiétantes : prise de produits médicamenteux sans aucun suivi médical.

Sur la base de ce constat, nous pouvons affirmer qu'effectuer une transition en France repose en grande partie sur les moyens financiers : Les personnes à bas revenus sont contraintes de se plier aux rigueurs des équipes médicales en place – celles-ci permettant une prise en charge des frais par la Sécurité Sociale -, les autres se rendent à l'étranger. Nous tenons également à souligner que la méconnaissance du sujet par les professionnels de santé est provoquée actuellement par la préséance des équipes en place.

Préambule à nos attentes :
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Il nous semble important de préciser que nous ne sommes pas favorables à l'usage de protocoles, mais bien de recommandations, qui apportent souplesses selon les cas cliniques.

Nous préconisons en particulier l'utilisation de la dernière version des Standards Of Care (SOC) de la HBIGDA publiés en 2001. Ceux-ci sont complets et ont été réactualisés à six reprises. Ces modifications ont permis de fournir les informations les plus justes sur les besoins des transsexuels et des critères plus précis pour les professionnels.

Nos attentes et objectifs :
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Le libre choix des différents intervenants dans le suivi d'une transition est une nécessité. Ces intervenants peuvent aussi bien travailler dans les hôpitaux publics, que dans le privé, en équipe, en réseaux ou seuls, en France ou à l' étranger. Tout médecin de par sa formation est apte à suivre une personne transsexuelle.

Tout suivi donne droit à la rédaction d'un certificat ou attestation sur simple demande du patient. L'accès aux dossiers médicaux doit pouvoir se faire dans les conditions établies par la législation actuelle.

A propos du suivi psychiatrique, tout comme les chirurgiens, les psychiatres qui appliquent un protocole particulier devraient en informer leur patient en leur fournissant le document en question afin que ce dernier puisse donner un consentement éclairé pour le suivi à venir.

Si nous ne pouvons aucunement obliger les psychiatres à utiliser certaines méthodes de travail, néanmoins, nous les invitons à évaluer l'intérêt significatif de l'aide à l'auto diagnostic évoquée dans la résolution du Parlement européen du 12 septembre 1989. Une relation de confiance, loin de tout rapport de force, loin de la confrontation, est nécessaire pour la qualité de ce suivi.

Le travail du psychiatre devrait se limiter à un diagnostic différentiel. L'accompagnement nécessite d'être effectué auprès d'un autre thérapeute, tel que présenté dans les SOC de la HBIGDA.

En ce qui concerne les délais pour le diagnostic et l'accès aux traitements des requérants mineurs, nous considérons qu'ils doivent correspondre aux critères des Standards Of Care de la HBIGDA version 6 publiés en 2001.

Les travailleuses du sexe ne doivent pas subir de discriminations du fait de leur activité, et devraient pouvoir effectuer leur transition dans les mêmes conditions que toutes autres personnes transsexuelles. Il en va de même pour les personnes atteintes par le HIV ou une hépatite. Les personnes en prison doivent pouvoir maintenir leur traitement durant leur incarcération.

La chirurgie génitale a une implication déterminante, elle engage l'avenir. Aussi le libre choix du chirurgien représente pour la personne transsexuelle un élément capital dans une décision mûrie. Afin d'éviter tout charlatanisme, les autorités françaises (Sécurité sociale et Conseil de l'Ordre des Médecins) ont jusqu'alors limité aux hôpitaux publics les possibilités d'accès à cette chirurgie. Nous proposons que ces mêmes autorités inversent leur politique, en permettant à tous médecins désirant s'investir dans ce secteur de travailler sans pressions, et en acceptant la prise en charge des frais inhérents à ces interventions, que celles-ci soient effectuées en France ou à l'étranger, dans le public ou le privé.

Pour empêcher tout abus et sortir par-là même d'une politique paternaliste, nous proposons la mise en place d'une commission sur la transsexualité qui pourrait être gérée collégialement par l'ANAES, la Sécurité Sociale et les associations de patients. Cette commission serait chargée d'accréditer annuellement les chirurgiens pratiquant les opérations de réassignation sexuelle, en contrôlant les prestations sur des critères de qualité à définir.

Les prises en charge des frais opératoires ne seraient accordées par la Sécurité Sociale qu'auprès des médecins accrédités. Cela éviterait imparablement tout charlatanisme et assurerait une sécurité quant aux résultats opératoires !

Pour faciliter une intégration dans des conditions optimales, la Sécurité Sociale prendrait en charge, en supplément de la chirurgie de réassignation sexuelle évoquée ci-dessus, les traitements hormonaux, l'épilation définitive, la rééducation vocale, les prothèses péniennes externes, les bandages pour la poitrine et toutes chirurgies esthétiques considérées comme nécessaires évitant ainsi toute stigmatisation.

En juillet 2003, la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans l'affaire Goodwin soulignait le droit pour les transsexuels de fonder une famille, aussi l'accès aux CECOS et la congélation du sperme pour les transsexuelles devraient être proposés systématiquement.

Pour finir, nous souhaiterions voir la création d'une commission à l'ANAES sur l'intersexualité.

 

Document rédigé par Armand Hotimsky
et approuvé par le Conseil d'Administration du CARITIG

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Un cri d'alarme pour les droits humains

Ce qui suit arrive tous les jours dans les hôpitaux partout dans le monde. Une jeune femme accouche d'un enfant qui est tout à fait en bonne santé.

Le médecin jette un coup d'oeil entre les jambes de l'enfant et hésite à faire part de la bonne nouvelle qu'attend toute mère. Il se tourne vers les autres dans la salle et fronce les sourcils. Personne dans la salle ne peut spécifier le sexe de l'enfant.

Pourquoi ? C'est évident que l'enfant est intersexué, mais personne ne dit rien devant la mère car il n'y a que deux possibilités ; garçon ou fille. 

Même si la nature n'est pas en accord avec cette division arbitraire en deux sexes, les spécialistes en médecine et la société feront tout pour sauvegarder le mythe que nous sommes tous mâle ou femelle.

Pour ce faire les spécialistes mutilent l'enfant et lui enlèvent le clitoris qu'ils trouvent trop grand pour résultat que l'enfant ne saura jamais jouir d'une sexualité comme les autres. La sensation et la possibilité de l'orgasme seront réduits ou tout à fait impossibles désormais.

Les parents, en accord avec les avis des spécialistes, vont élever l'enfant comme fille, mais lui ne se sentira jamais comme une fille. La mutilation a oblitéré à jamais sa possibilité d'être un homme. Il se sent isolé et sait qu'il est différent, mais personne n'ose lui dire la vérité.

Pendant son enfance en tant que fille, il est souvent abusé sexuellement mais il a peur de parler aux autres pour dénoncer ses abuseurs parce qu'il a trop honte et parce qu'il comprend à quel point sa différence est inacceptable. Il se laisse faire en silence, envahi par la honte de son corps et de son secret.

Plus tard, son employeur le traite d'une façon humiliante et discriminatoire. Quand il fait une accusation à l'agence fédérale qui a juridiction dans les cas de discrimination sexuelle il découvre que seul les hommes et les femmes sont protégés par les lois. Sa discrimination n'est pas basée sur le fait d'être un homme ou une femme mais sur celui qu'il est ni l'un ni l'autre. Encore une fois il est réduit au silence.

S-I-L-E-N-C-E ! Assourdissant. Réduit au silence à sa naissance et mutilé pour correspondre à l'un des deux sexes dits officiels que le médecin aura trouvé le plus approprié. Réduit au silence par ses abuseurs parce qu'il a trop honte de les dénoncer. Réduit au silence par ceux qui devraient l'aimer parce que les médecins spécialistes leur ont recommandé de ne jamais lui parler de son intersexualité. Réduit au silence par ses collègues de travail qui ne font pas de place à quelqu'un qui est entre les deux sexes. Réduit au silence par la loi qui ne reconnaît pas son existence.

Telle est la situation critique de millions d'intersexués partout dans le monde. Est-ce qu'on ne devrait pas accorder les mêmes droits humains aux intersexués que l'on accorde aux autres ?

Quels sont les droits humains accordés à presque tous les citoyens des pays qui sont signataires de la Déclaration Universelle des Droits Humains ?

Ce qui suit est une liste de quelques-uns de ces droits:

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamées dans la présente déclaration sans distinction aucune notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion. D'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 16

A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

Est-ce qu'on traite les intersexués avec dignité ? Sommes-nous égaux devant la loi ? Est-ce que nous sommes traités comme humains à part entière ? Non ! Osons dire la vérité. Brisons le silence !

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits." Les enfants intersexués ne sont pas traités avec dignité. Leurs droits sont violés par la chirurgie purement esthétique qui mutile leurs corps seulement pour rendre les autres plus confortables, tout en enlevant la capacité de jouir d'une vie sexuelle satisfaisante. Leur sensibilité ne compte pas. Le fait de rendre possible la pénétration d'un pénis plus tard est plus important que leur dignité, de leur consentement ou de la possibilité de pouvoir ressentir un orgasme.

Il est devenu routinier dans les hôpitaux modernes de construire des vagins artificiels aux enfants que l'on assigne comme fille sans qu'ils soient questionnés sur leur identité sexuelle. Ses parents seront aussi obligés de dilater quotidiennement son petit vagin, ce qui lui semblera comme un abus sexuel de la part de ses parents. Souvent on utilise une partie du colon pour construire ce vagin, ce qui peut mener à des complications alors que généralement une seconde opération sera nécessaire à la puberté pour l'agrandir afin qu'une pénétration soit possible.

Au lieu de reconnaître notre sexe comme intersexe nous sommes traités d'une manière inhumaine. On est accablé par le silence qu'on nous impose et si nous osons dire la vérité, on nous dit que nous avons une condition médicale et qu'on doit se faire traiter. Les hommes, comment ils se sentiraient si on leur disait que d'être un homme était une maladie et qu'ils devraient se faire castrer par un chirurgien qui lui enlèvera aussi ses parties les plus sensibles? Les experts médicaux pourraient aussi se vanter qu'on ne pourrait même pas deviner que cette personne était un homme né avec un pénis. Et comment se sentiraient les femmes si les seules photos que l'on verrait d'elles étaient dans des documents médicaux avec les visages noircis pour les rendre invisibles, anonymes.

Traités comme des monstres pathologiques, nous avons étés humiliés, marginalisés, classés comme défectueux. Nous sommes là pour écouter et jamais parler. Nous n'avons pas les droits humains les plus fondamentaux. Nous n'avons pas de voix, nous ne pouvons vivre ouvertement dans notre société. Nous sommes traités sans dignité.

"Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamées dans la présente déclaration sans aucunes distinctions notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation." Ce n'est pas vrai, si notre sexe est intersexe. Nous n'avons pas le droit de nous marier avec une personne considérée comme notre sexe opposé. Nous n'avons pas le droit à certains soins médicaux. Essayez de trouver un assureur qui paierait des soins gynécologiques à un "homme qui a un utérus ?"

"Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants." Des mastectomies forcées des femmes ne seraient-elles pas un traitement dégradant ? L'ablation du clitoris ne serait-elle pas cruelle, inhumaine ? C'est la même chose chez des intersexués ?

"Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination." L'enquêteur de l'agence fédérale qui met en vigueur les lois contre la discrimination m'a dit que la discrimination à mon égard qui était très sérieuse et qui avait abouti par une dépression nerveuse n'était pas couverte pas la loi. Les lois protègent les hommes et les femmes seulement. Je trouve que c'est une violation des droits de l'homme et du quatorzième amendement de la Constitution des E. U.

"A partir de l'âge nubile l'homme et la femme sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution." Très souvent les intersexués sont privés de ce droit parce qu'un chirurgien aura décidé de son sexe. Il devient adulte et se rend compte qu'il doit se marier avec un homme ou personne.

par Curtis E. Hinkle,
Président & Fondateur de l'Organisation Internationale des Intersexués

Texte provenant du site interne de l'OII, www.intersexualite.org


Pour plus d'informations sur l'intersexualité, un atelier sera organisé à Paris le mercredi 15 septembre.

Celui-ci sera animé par Vincent Guillot, vice-Président du CARITIG et Porte-Parole de l'OII pour l'Europe.

Voir l'agenda (cliquer ici)

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7h09

Christine : Le train s'ébranle, doucement, presque silencieusement, m'emportant loin de mon quotidien vers une journée inoubliable, ma première Marche des Fiertés en ce samedi 26 juin. Pourtant, quelques jours auparavant, je n'étais pas sûre d'y participer, non pas par peur du qu'en dira-t-on, mais en raison d'évènements familiaux prévus de longue date. Finalement, tout s'est arrangé, je file vers ma première étape de la matinée, Gare du Nord et, au-delà, l'hôtel dans lequel séjourne ma grande amie Célia, du lointain Var, novice tout comme moi pour ce genre d'évènement.

Célia : Dans le minuscule cabinet de toilettes de ma chambre d'hôtel, je regarde les dégâts dans le miroir. Je ne me suis pas couchée tard hier, je n'ai pas fait ma dérive alcoolisée habituelle dans les bars du Marais, comme chaque fois que je viens à Paris. Je voulais être en forme. Résultat, j'ai du me réveiller au moins 237 fois dans la nuit. Je me jette sous la douche, j'ai une tête à faire peur. Et Christine qui arrive!

8h20

Christine : Les voyageurs tourbillonnent autour de moi dans le vaste hall de la gare majestueuse. Je m'engouffre rapidement dans le métro tant il me tarde de revoir Célia. La dernière fois, c'était lors de l'A.G. du CARITIG au mois de février. Depuis, c'est par mails interposés que nous gardons un lien devenu indispensable entre nous.

Célia : Agrippée à mon gobelet de café, je regarde sur le boulevard pour la 18éme fois si je vois Christine. J'ai eu un moment d'appréhension en sortant de ma chambre avec mes NewRock aux pieds. En plus elles sont neuves, déjà que je me fais insulter dans la rue dans mon bled, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Et on ne doit pas bien courir avec ça, j'en ai l'intuition. Je remonte dans ma chambre en prenant un deuxième café au passage et au distributeur. Christine !

8h45

Christine : Ça y est, me voilà dans l'entrée de l'hôtel. Je demande le numéro de sa chambre, je monte. Dans l'escalier, je revois nos derniers messages de réconfort mutuel face à notre combat quotidien pour le droit d'exister. Heureusement qu'elle était là ! Plus que quelques marches, mon coeur bat fort. Enfin, elle est là qui m'attend devant sa porte. Je vous passe nos retrouvailles chargées d'émotion.

Célia : Le téléphone a sonné, c'est elle ! Elle est en bas ! Je me rends compte d'un coup que c'est réel tout ce qui m'arrive. Christine est là et on va participer à la Marche des Fiertés LGBT, d'abord. J'ai une pensée pour mon triste quotidien, mais pas avec nostalgie. On se tombe dans les bras. Enfin !

9h00

Christine : Nous avons tant à nous dire que nous filons au troquet du coin papoter devant un bon café. Cela nous permet aussi de définir nos prochaines heures. Nous avons rendez-vous près du char du CARITIG à partir de 10h00. Nous avons juste le temps de retourner à la chambre afin que je puisse me changer (Célia était déjà prête).

Célia : Au Bar du Centenaire, à l'angle de la rue Oberkampf et du boulevard du Temple, c'est incroyable ce que je ressens. Même si je suis la parfaite provinciale, j'ai eu de la famille sur Paris et, enfant, j'ai joué dans ces rues du 11ème arrondissement. D'y revenir avec Christine trente ans après me donne l'impression d'avoir fini un cycle de ma vie. Et elle a adoré mon micro - T-shirt rose ras le nombril marqué Beach Girl - Spirit Toulon. Je suis contente. Merde, en toutes circonstances, avoir du style, c'est ça le primordial, non enfin ?

9h30

Christine : J'étale mes derniers achats sur le lit (vêtements, accessoires,...) ce qui nous donne une nouvelle fois l'occasion de parler chiffon sur les adresses de boutiques (ah, ces femmes ! ! !). Étant en début de transition, j'ai opté pour une tenue assez androgyne mais 100% féminine. Je dois aussi avouer que mon plus gros souci,...

...suite dans la version réservée aux adhérents du CARITIG

.../... Suite dans le TGA d'octobre.

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Culture Cabaret Transgenre

Du mardi 28 septembre au samedi 23 octobre.

Clins d'oeil photographiques à toutes les personnalités parisiennes qui ont permis la visibilité trans-glamour. De Jeanne d'Arc à Kael, avec Barbette, Coccinelle, Bambi, Guilda, Minouche, Pekin d'Oslo, Marie France, Jenny Bel Air, Kim Harlow, etc.

Une exposition "collage-montage" de photographies évoquant le monde du cabaret transgenre, avec une prédilection pour les années 50-60.

Vernissage le jeudi 7 octobre de 18 à 20 heures toutes les créatures glamour et autres seront les bienvenues. Cocktail TransVertu offert.

Adresse : La Petite Vertu
15 rue des Vertus
75003 Paris
Métro : Arts & Métiers 

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L'antenne Régionale PACA commence à prendre son essor. En l'espace de trois mois, déjà deux rencontres ont été organisées dans deux villes : Toulon et Nice. Chacune a été un succès, et de nombreux participants ont demandé que soit réitéré ce genre de manifestations.

Cependant, des personnes prêtes à s'investir dans l'organisation d'activités sont peu nombreuses.

Célia qui a fait une travail remarquable dès son adhésion au CARITIG est aujourd'hui l'une des personnes responsable de l'antenne PACA. Afin de lui faciliter la communication, nous avons créé une adresse email : antenne-paca@caritig.org qui lui permettra de répondre à toutes les questions concernant l'antenne.

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Depuis le début de l'année 2004, le CARITIG a pris en charge les loyers du local (de 9 m²) qu'il occupe ; payé jusqu'alors et ce durant trois ans par Armand Hotimsky. Cette charge supplémentaire a conséquemment grevé le budget. Aujourd'hui, nous n'arrivons plus à faire face. Une augmentation de la cotisation lors de la prochaine Assemblée Générale sera nécessaire, cependant ce ne serait être suffisant. De plus, les difficultés s'expriment déjà aussi nous ne pouvons attendre.

La mise en place du système PayPal sur le site va arriver au bon moment. Aussi nous espérons que vous serez nombreux à avoir un sursaut de générosité en faisant un don. Pour chaque don, vous recevrez un bordereau qui vous permettra d'obtenir une réduction d'impôt. Soutenez le CARITIG !

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Beaucoup de changements sur le site !

Au cours de l'été, nous avons profité d'un peu de calme pour mettre de l'ordre. Une nouvelle rubrique est apparue : « Publications du CARITIG ». Celle-ci a été créée pour valoriser toutes les publications éparpillées dans les méandres du site. Au total plus de 140 articles ou extraits d'articles se retrouvent triés dans six catégories :

Également, un espace réservé aux adhérents est en cours de construction. Nous espérons qu'il sera fonctionnel avant la fin de l'année. Cependant, le programme des modifications ou rajouts à effectuer sur le site est tellement chargé ! Alors...

Dans la rubrique « Recherches », la mise en ligne des mémoires prévus a très rapidement pris du retard, mais celui-ci sera comblé au fur et à mesure. Néanmoins, vous pouvez y trouver la traduction en français du résultat de l'enquête du Professeur Petra De Sutter sur « Le désir d'avoir des enfants et la préservation de la fertilité chez les femmes transsexuelles».

Et surtout notez qu'il va être bientôt possible de faire des paiements en ligne sur le site avec le système PayPal. Vous pourrez donc renouveler votre adhésion sans à avoir à sortir votre chéquier. Vous pourrez également faire un don pour soutenir le CARITIG ou encore acheter en ligne le livre de Patrick Califia «le mouvement transgenre».

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8 sept. - Session de recrutement à Paris

15 sept. - Atelier Intersexualité au CGL

25 sept. - Réunion au CRIPS à Paris

24 oct. - Atelier-Journée Maquillage

26 oct. - Journée Intern. des Intersexués

20 nov. - DOR

Les dates des prochaines activités vous sont données sous réserve de modification.



Permanence d'Accueil :

Les Permanences Téléphoniques au 0870.700.600



Mercredi 8 septembre de 20h00 à 22h00

Nous organisons une session de recrutement de bénévoles et militants.

A travers cette réunion, nous vous donnerons l'opportunité
de mieux connaître l'association, ses activités et ses actions.

Cette session aura lieu au

Centre Gai & Lesbien
3 rue Keller - 75011 Paris
Métro : Ledru-Rollin



Mercredi 15 septembre à partir de 20h00

animé par Vincent Guillot,
vice-président du CARITIG


Cet atelier aura lieu au

Centre Gai & Lesbien -
3 rue Keller - 75011 Paris
Métro : Ledru-Rollin




Samedi 25 septembre

à partir de 10h30, ouverture du bar en présence de notre invité
12h00, déjeuner, pizzas (2,50 EUR), boissons (1EUR), gâteaux (2 EUR)
à 14 heures,

un invité prestigieux :

James Green

Après quatre ans d'absence, nous retrouverons enfin James Green qui viendra nous parler des grandes avancées du mouvement transgenre depuis sa dernière venue.

Il nous fera également un exposé sur la métodoïplastie avec projection de résultats opératoires.

Pour plus d'informations sur James Green, visitez son site internet :

www.jamisongreen.com

Cette réunion se tiendra dans les locaux du CRIPS à Paris :

Tour Maine Montparnasse
33, avenue du Maine
75015 Paris
12ème étage
Métro : Montparnasse-Bienvenue



Dimanche 24 octobre de 10h30 à 20h00

10h30 Installation miroirs et éclairages,
11h/13h Théorie maquillage, présentation produits,
14h/17h Pratique maquillage et coiffure
17h/20h Prothèses, fringues, look, manières, comportement, maintien, photos.

Prix : 10 euros - Entrée gratuite pour les adhérents sur présentation de leur carte d'adhérent.

Cette journée aura lieu au CGL - 3 rue Keller - 75011 Paris

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TransGenre Actu est la lettre mensuelle d'information éditée par le CARITIG.
Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre.

Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de PARIS le 23 janvier 1995 - N° 0280

Boîte Postale 756
75827 Paris CEDEX 17
France

Tél. : 0870.700.600 (prix d'un appel local depuis un téléphone fixe)

Tél./Fax : 01.53.17.05.27

- Répondeur en cas d'absence.

Entre 10 et 18 heures, et uniquement en cas d'urgence : Tél. : 0660.450.940

Attention ! Pour des raisons financières, le CARITIG ne peut pas vous rappeler.

Site Internet : www.caritig.org
E-mail : caritig@caritig.org

Directeur de la publication : Armand Hotimsky

Ont participé à ce numéro : Curtis E. Hinkle de l'OII, Christine & Célia.

Date limite d'envoi des textes pour publication dans le numéro en préparation : le 10 du mois

Envoi de TransGenre Actu : entre le 20 et le 25

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Page mise à jour : samedi 16 octobre 2004 Page maintenue par : Charlène © 1997-2004 CARITIG