![]() |
BULLETIN MENSUEL D'INFORMATION DU CARITIG
Juillet & août 2004 - N° 07 & 08/04 |
« Je ne me suis jamais permise, malgré tout le désenchantement, de vouloir renoncer à quoi que ce soit... Ce n'est pas digne d'un être humain de renoncer »
Alva Myrdal (1902-1986), Prix Nobel en 1982
Nous espérons que vous allez être nombreux à lire votre TGA au bord de la plage en vous reposant. A ceux qui n'ont pas la possibilité de partir, nous souhaitons que vous profitiez de ces semaines pour venir nous rencontrer ou nous téléphoner ; car cette année comme les précédentes, le CARITIG reste fidèle à sa politique en maintenant ses actions et activités au cours de l'été malgré les difficultés persistantes du fait du manque de bénévoles et militants.
Si ce TGA s'avère très politique et fort en lobbying, il montre bien à quel point l'actualité de ce premier semestre fut intense : le dramatique acte d'homophobie à l'encontre de Sébastien Nouchet, la résolution brésilienne, le projet de loi contre l'homophobie et le mariage célébré par Noël Mamère.
Vous trouverez à ce propos en annexe du TGA le communiqué de presse que nous avons diffusé en soutien à Noël Mamère, communiqué qui tente en peu de mots d'expliquer les conséquences positives pour les transsexuels de l'ouverture du mariage aux homosexuels.
Et pendant toutes ces tempêtes, nous menons de front d'autres actions tel que les permanences téléphoniques et d'accueil, et d'autres plus personnalisées, (bien que les conséquences pourront être utiles pour tous les transgenres). Ainsi nous suivons de près plusieurs dossiers de prise en charge ou de remboursement de phalloplasties effectuées en Belgique. Certains de ces dossiers sont entre les mains d'avocats et nous lançons à nouveau un appel :
Nous cherchons un couple qui refuse de divorcer malgré l'insistance des médecins ou des juges pour accéder soit aux opérations soit au changement d'état civil.
Toutes ces actions conjuguées représentent un travail colossal, et nous avons de plus en plus de mal à répondre de tous les côtés. Dans ce genre de situation, c'est toujours l'aspect administratif qui en subit les conséquences, aussi certains d'entre vous sont ou ont été dans l'attente d'une carte d'adhérent, d'une réponse au courrier, etc.
Pour autant, nous devons rappeler que le CARITIG n'est constitué que de bénévoles. Lors de la dernière session de recrutement, une personne nous a témoigné de sa surprise en apprenant que le fonctionnement de l'association repose uniquement sur des bénévoles.
Alors à ceux qui ont un peu de temps, nous rappelons que vous pouvez venir nous rejoindre !
Armand Hotimsky,
Président du CARITIG
| Avec TransGenre Actu : |
Avez-vous vu ce vieux western de Sam Peckinpah (La horde sauvage - 1969) ou William Holden dit à ses complices "Let's go !" et où ils partent vers leur destin en sachant qu'ils n'ont aucun espoir mais qu'ils doivent y aller quand même ? C'est tout à fait l'état d'esprit que mon optimisme naturel m'incitait à avoir en enfourchant ma moto en cette après-midi du samedi 8 mai 2004. Qu'il était loin le moment où, après l'AG de février, j'avais dit à Armand Hotimsky que je souhaitais devenir bénévole et où il m'avait parlé d'organiser une rencontre d'information dans ma lointaine province. J'avais bêtement répondu bien sur, je m'en occupe. Quelle conne ! Je n'imaginais ni la somme de boulot que ça serait, ni la croissance exponentielle de mes inquiétudes et autres angoisses. Je devais d'abord récupérer Thierry à la gare, son train arrivant de Nice une heure avant la rencontre. Ça me faisait quelque chose à faire vu que, depuis le matin, je commençais à user le carrelage à force de tourner en rond chez moi. Armand et un bénévole parisien étant sur la route, il n'y avait rien de plus à faire qu'attendre.
Témoignage de Thierry : Une rencontre toulonnaise enrichissante.
Le 8 mai 2004 s'est déroulée une réunion entre personnes transsexuelles dans le Sud-est de la France et plus exactement sur Toulon par l'initiative du CARITIG et de sa dévouée adhérente, Célia. Des échanges constructifs et enrichissants ont été l'atout majeur de cette rencontre donnant ainsi naissance au projet de la création d'une antenne CARITIG dans la région PACA, dixit Armand Hotimsky, président du CARITIG. Cette réunion qui restera certainement dans toutes les mémoires qui a permis non seulement de débattre sur des sujets qui tiennent à coeur chez la majorité des personnes présentes : création d'une antenne Sud-est pour s'épauler, s'informer mais aussi pour partager des loisirs. Tels furent les sujets débattus en première partie de réunion dans un sympathique bar en plein coeur de Toulon. Cette rencontre a également donné l'occasion aux transsexuels de proximité de se rencontrer et de lier amitié en seconde partie de réunion dans un restaurant à Ollioules où régnaient la bonne humeur, la détente, les rires. L'ambiance fut chaleureuse et bon enfant. C'est avec regrets et non sans mal que les personnes se sont quittées mais se sont promises de se téléphoner, de s'écrire et mieux encore, de se revoir. Cette rencontre a rompu l'isolement et la solitude de bon nombre de personnes tout comme elle a permis le passage d'un brin de lumière dans leur long et périlleux tunnel de leur quête à l'épanouissement.
Je retrouvais Thierry à la gare, on a discuté, sympathisé, pris un café. Mais l'heure tournait et il fallait bien aller vers le bar (stress niveau n+1). Le bar ouvre normalement à 18H00 et ils ouvraient ce jour là exprès pour nous une heure avant. Nous sommes arrivés avec dix minutes d'avance et, évidemment, c'était fermé. Thierry m'a dit en plaisantant qu'ils avaient du nous oublier. Stress niveau n+2, je le savais, ça va foirer, je le savais ! Une voiture immatriculée dans le nord s'est engagée dans la rue. Ouf ! Nos parisiens sont là ! Je découvris qu'il y avait déjà du monde sur le trottoir que je n'avais même pas remarqué (quelle conne !). Claire, Marc, Arlette et notre doyenne de la rencontre, Yvette.
Témoignage d'Yvette : J'ai été très heureuse de rencontrer de nouvelles "têtes" dans notre région et je constate que nous sommes très nombreuses et que nous ne nous connaissons pas. Ces réunions sont très bien et à renouveler le plus souvent possible mais cela dépend de la disponibilité de chacun(e).
Yvette est impressionnante d'énergie et de dynamisme ! Quel âge peut-elle avoir, notre doyenne ? Mais on ne demande pas l'âge d'une dame, enfin ! Puis tout le monde est arrivé, Gilles de Nice, Samuel, Thierry, Anne et Yohan, d'Aix-Marseille. Et enfin, les deux plus éloignées donc les plus méritantes, Aurélie de Montpellier et Béatrice de Lyon. Pour vous deux, Mesdames, un seul mot : Respect, comme disent les jeunes.
Je rencontrais enfin Yohan qui me coachait par téléphone depuis des semaines et qui encaissait, sans broncher, mes sautes d'humeur, mes peurs, mes craintes, mes angoisses, mes jérémiades et mes pleurnicheries. Sans lui, il n'y aurait pas eu de rencontre, je dis cela avant de passer le témoignage de Béatrice : Moi, je suis venue, parce qu'on m'a parlé de cette réunion de Toulon, ne connaissant personne vraiment jusqu'au jour même. C'est vrai, Lyon n'est pas la porte à côté, quelques poignées de kilomètres, mais ce n'est pas de moi que je dois parler. Je voudrais remercier en particulier Célia, qui a organisé cette rencontre, ô combien importante pour des personnes souvent isolées, solitaires dans leur parcours. Célia que j'ai découverte ce samedi, qui a su se donner pour que cette rencontre soit une réussite. Car, chercher une salle, trouver un restaurant n'a pas dû être facile, il faut du courage, de l'énergie. Cela occasionne du stress, vouloir que tout soit réussi et de mon point de vue, c'était réussi, puisque l'objectif premier était de faire connaissance avec d'autres personnes, de connaître un peu mieux le CARITIG et son action. Je suis sûre que des personnes ont quitté cette soirée, rassurées sur leur futur, car il est important de savoir qu'il est possible de vivre normalement. Alors, continue Célia, la province n'est plus obligée de monter à Paris pour avoir l'information...
...découvrez la suite de cet article en adhérant au CARITIG
Célia Duvar.
La cité des Sciences et de l'Industrie de Paris organise depuis plusieurs années des séminaires appelés « les carrefours du savoir ». Des thématiques diverses y sont proposées telle que l'histoire de l'agriculture, la douleur, la révolution quantique, etc. Chaque séminaire se déroule sur deux ou trois mois avec des séries d' interventions de spécialistes universitaires, chercheurs, scientifiques.
Cette année, Françoise Héritier, Anthropologue, Professeur honoraire au Collège de France, avait la responsabilité du programme «masculin/féminin». Sur plusieurs mercredis, on pouvait découvrir un programme riche en interventions de qualité avec entre autre Catherine Vidal, neurobiologiste, sur «Le cerveau a-t-il un sexe ?» ou Stéphanie Barbu, éthologue, université Rennes 1 avec «À quoi jouent les petits garçons et les petites filles ? » et l'on peut citer encore Marc Fellous, Professeur de génétique à l'université Paris 7, directeur à l'Inserm, Hôpital Cochin avec « La détermination du sexe ».
Signalons que le Professeur Marc Fellous fait partie de la commission médicale du CIO qui a émis au mois d'octobre des recommandations sur la participation des transsexuels en matière de compétition aux Jeux Olympiques (voir TGA de juin 2004). Il y eut beaucoup d'autres intervenants, dont Alain Testart, Anthropologue, directeur de recherche au CNRS, Gilles Pison, Démographe à l'INED (Institut national d'études démographiques), etc.
A la quatrième session, la question transsexuelle était à l'ordre du jour avec la venue de Patricia Mercader, auteur du livre «l'illusion transsexuelle». A la lecture de son livre, on découvre très vite sa perception psychiatrisante de la question, et le titre à lui tout seul est significatif de son approche.
Le CARITIG était représenté à cette conférence par plusieurs membres de son Conseil d'Administration. Le Vice-Président du CARITIG, Vincent Guillot, ayant participé à d'autres sessions, connaissait les principes de fonctionnement de ce séminaire. Aussi, nous étions prévenus des possibilités d'interventions dans le débat, puisque cette conférence ne se limitait pas à d'éloquents discours. L'équipe du CARITIG bien préparée prévoyait donc de poser de nombreuses questions et de démontrer les «erreurs» manifestes de Patricia Mercader.
Reprenons les faits :
Le premier exposé était de Bernard Saladin d'Anglure, anthropologue à l' Université de Laval au Canada sur le troisième sexe chez les Inuits. Puis vers 19h10, Patricia Mercader s'installe pour commencer son exposé. C'est alors qu'une personne apparaît près de la scène et crie à tue-tête : «Patricia Mercader, vous êtes transphobe et vous n'avez pas le droit de parler», puis un groupe, le GAT - Groupe Activiste Trans - , monte sur la scène en brandissant leurs slogans et en les criant : «Psys transphobes», «Protocole assassin», «Trans et fierEs».
Citation est faite de certains passages du livre de Patricia Mercader, qui valent, il faut l'avouer leur pesant d'or : «La conviction de ne pas être de son sexe, mais de l'autre relève du domaine de l'illusion voire du délire», «Le syndrome transsexuel peut se concevoir comme une forme particulière de décompensation psychotique ou bien de décompensation chez un borderline».
S'en est suivi une période de confusion et de surprise de la part de l'auditoire à laquelle a succédé une large réprobation pour ne pas dire plus. La première intervenante du GAT put être invitée à lire le tract, fort long, et s'est plutôt emmêlée vers la fin. Puis l'agitation a continué, des cris et des mots "doux" fusant. De temps à autre, l'intervenante faisait usage de son sifflet. Au bout de dix minutes, il était clair que la conférence ne pouvait pas continuer. En effet Françoise Héritier voulu parler au micro quand un militant, assis sur la table, le lui a arraché.
Vers 19h30-19h40, les gens ont commencé à sortir, pour l'immense majorité, furieux de ce qui s'était passé. Il est évident que l'assistance n'a absolument rien compris et il semble que le GAT s'en moquait complètement. Ils voulaient juste faire taire Patricia Mercader en espérant toucher quelques médias et qu'on parle d'eux ensuite. Pédagogie et dialogue ne font certainement pas partie de leur vocabulaire.
L'ironie de l'affaire est que Bernard Saladin d'Anglure avait terminé son exposé en disant que les transgenres Inuits qui devenaient shamans étaient des médiateurs qualifiés pour résoudre les crises, chevauchant eux/elles-mêmes depuis toujours la frontière des genres. On a eu un bel exemple de médiation ! ! !
Si le GAT souhaitait empêcher Patricia Mercader de parler, ce fut une réussite. Évidemment on peut voir la légitimité de ce zap en tant que réponse symbolique à violence des écrits de Patricia Mercader.
Toutefois n'est ce pas un comportement égoïste ne permettant pas au public d'entendre ses propos, et niant le droit à chacun de se faire une opinion ? Serions-nous dans un état totalitaire ? N'est-ce pas non plus paternaliste que d'imaginer que ce même public ne puisse avoir d'esprit critique en entendant ses théories surtout quand un débat permettrait de confronter les approches ? Et n'est ce pas finalement une bonne publicité pour le livre de Patricia Mercader ? Car ne pouvant l'entendre une partie de l'auditoire est partie énervée et désabusée, sans vouloir se pencher sur les slogans du GAT qui était ressentis comme agresseur. Ces auditeurs iront peut-être acheter le livre de Patricia Mercader et n'auront à ce moment là personne autour d'eux pour leur dire ce qu'il faut en penser.
Alors, certes, l'éducation et l'information est un travail de longue haleine dont on ne voit pas les résultats immédiatement, il en résulte beaucoup de frustrations, de critiques car ses effets ne sont pas facilement perceptibles. Aussi, les frustrations de certains, tels que les membres du GAT, s'expriment par des «actions» qui donnent une sensation de résultats visibles et instantanés, perceptibles par tous. Mais n'est-ce pas de la poudre aux yeux ? Une satisfaction personnelle sans lendemain.
Si l'on ne peut modifier le passé, nous pouvons malgré tout nous interroger en tant qu'association sur l'intérêt de ce type d'actions.
Quel résultat ? quel intérêt ? Chacun y verra ce qu'il souhaite y voir, aussi il n'y a pas une réponse toute faite.
Néanmoins, soyons clairs ce n'est pas le type de méthode que le CARITIG soutiendra.
Le Conseil d'Administration du CARITIG
Lors de l'Assemblée Générale du 21 février, nous avons annoncé des modifications importantes dans nos actions à venir, modifications liées au manque de militants au sein de notre organisation - Certes pourquoi le CARITIG ne serait pas atteint par ce mal commun du monde associatif !?
Les faits sont parlants. Au cours de ce premier semestre, nous avons du suspendre notre présence au sein de l'Inter-LGBT, au moment même où l'actualité nous demandait d'y être intensément présents, cependant les bénévoles et militants n'ont pas encore le don d'ubiquité !
De plus, nous avions dans le TGA de janvier annoncé cet état, ce symptôme qui allait nous obliger à limiter nos engagements.
Ce ralentissement s'est également exprimé par le peu de réunions au CRIPS où nous proposons généralement des interventions de professionnels.
Peut-on espérer que ce manque d'actions et d'activités soit momentané ?!
Dans la même période, nous avons été interpellé par de nombreuses personnes pour une intensification de notre politique en direction des régions. Celle-ci a permis avec la tenace volonté de Célia d'organiser une première rencontre en région sud-est. (voir le compte-rendu dans ce TGA). Ce qui montre bien que la volonté de quelque-uns peut faire beaucoup... Serait-ce votre cas ??
Évidemment, à travers ces tableaux mensuels, nous sommes loin d'indiquer tout le travail qui est réellement accompli. Le travail invisible, pas toujours gratifiant que quelques personnes s'évertuent à effectuer. Cela va des permanences d'accueil au CGL ou téléphoniques régulièrement tenues aux contacts tout aussi régulièrement pris, mais aussi des questions posées par emails qui obtiennent des réponses, et ce généralement avec des délais très rapides.
Certes, le monde associatif a changé. Nous avons conscience que le fonctionnement du CARITIG ne peut plus se concevoir comme en 1995, avant l'internet. Les demandes d'information sont de plus en plus spécifiques et il devient de plus en plus complexe d'y répondre.
Il nous faut trouver de nouvelles façons de travailler, avec des réponses plus efficaces, plus rapides car le monde va plus vite. Egalement, nous devons répondre à des questions beaucoup plus pointues que par le passé, les bénévoles doivent être de véritables puits de connaissance. Aussi fort est de constater, que si les demandes sont là, peu de personnes sont prêtes à y consacrer le temps et l'énergie nécessaires pour y répondre.
Comme annoncé lors de l'AG, nous avons fait le choix cette années de consacrer beaucoup de notre temps pour l'avenir du CARITIG. Les réunions du CA nous ont permi d'avancer sur de nombreux points, entre autre en améliorant la communication interne, en créant des commissions de travail et la mise en place d'un projet de formation de nos bénévoles et militants.
Les commissions de travail qui se sont constituées :
Ces deux commissions fonctionnent par des listes de diffusion spécifiques. Cependant, la commission informatique se réunit également par intermittence.
Nous avons également une liste de diffusion générale « bénévoles » pour les personnes qui souhaitent apporter leur contribution. Pour s'y inscrire, il suffit d'être adhérent et de demander son inscription. Si vous le souhaitez, vous pouvez vous joindre à nous, il suffit d'envoyer un email à caritig@caritig.org.
Le projet de séminaire de formation des bénévoles et militants aura lieu sur un week-end complet à la campagne, début octobre. Ce séminaire sera une première, qui nous espérons, apportera une nouvelle dynamique au CARITIG, déjà neuf personnes s'y sont inscrites.
Armand Hotimsky, Président du CARITIG
| Janvier | ||
|
Suite à un incident informatique, les données sont incomplètes.
|
||
|
15
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
|
17/18
|
Formation SOS Homophobie | 4 bénévoles du CARITIG |
| Février | ||
|
06
|
Intervention à l'Université du Mans | Armand Hotimky |
|
06
|
Débat-rencontre au CGL du Mans | Armand Hotimsky |
|
07/08
|
Formation SOS Homophobie | 4 bénévoles du CARITIG |
|
10
|
Atelier Cinéma | Dominique Place |
|
15
|
Réunion du Groupe Trans de l'IE - Bruxelles | Armand Hotimsky |
|
17
|
Rendez-vous avec un responsable de l'AMG | Armand Hotimsky |
|
21
|
Assemblée Générale | |
|
28
|
Manifestation contre l'homophobie | Carole, Dominique, Vincent, AH |
| Mars | ||
|
09
|
Session de recrutement | Armand Hotimsky |
|
16
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
|
20
|
Réunion au CRIPS avec le Dr Ferré | Équipe du CARITIG |
|
27/28
|
Network Meeting de l'Ilga-Europe - Bruxelles | Armand Hotimsky |
| Avril | ||
|
03/04
|
Formation SOS Homophobie | 4 bénévoles du CARITIG |
|
07
|
Atelier sur la terminologie | Armand Hotimsky avec 2 invitées |
|
14
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
|
18/24
|
Lobbying auprès de l'ONU - Genève | Armand Hotimsky |
| Mai | ||
|
06
|
Réunion de l'ILGA Europe Paris 2005 | Armand Hotimsky |
|
08
|
Première rencontre à Toulon | Armand Hotimsky |
|
18
|
Contact avec l'association Ex Æquo à Reims | Armand Hotimsky |
|
19
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
|
22
|
Rdv avec une responsable de l'ABC | Armand Hotimsky |
|
22
|
Rencontre à Saint-Brieuc | Sophie Chanet & A. Hotimsky |
|
26
|
Sensibilisation auprès de l'AMG | Armand Hotimsky |
| Juin | ||
|
02
|
Conférence LGBT sur les élections Européennes | Carole et A. Hotimsky |
|
05
|
Débat Transsexualité & Homosexualité | D. Place, Julie & V. Guillot |
|
09
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
|
14
|
Réunion de l'ILGA Europe Paris 2005 | Armand Hotimsky |
|
22
|
Mairie de Paris - Réunion LGBT | V. Guillot & A. Hotimsky |
|
23
|
Atelier Cinéma | Alexis avec les réalisatrices |
|
26
|
Marche des Fiertés | Équipe du CARITIG |
|
28
|
Réunion de l'ILGA Europe Paris 2005 | Armand Hotimsky |
|
30
|
Réunion de CA du CARITIG | Équipe du CARITIG |
Pour la deuxième année consécutive, la résolution brésilienne devait être présentée à la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU. L'ILGA ainsi que d'autres organisations ont organisé un travail de lobbying intensif pour obtenir un soutien plus large de pays. A cette fin, de nombreux activistes ont été conviés. Pedro Anibal Paradiso d'Argentine, Beto de Jesus du Brésil, Kurt Krichler d'Autriche, Philippe Braun d'Allemagne, Chung To de Chine et les deux secrétaires généraux de l'ILGA.
On pouvait néanmoins constater une absence totale de représentants francophones, et une faible participation de militants de la cause transgenre. C'est sur ce constat qu'il m'a été proposé de venir. Certes, la résolution était abandonnée pour cette année, mais le travail de lobbying ne devait pas pour autant s'arrêter.
Donc ma mission était de sensibiliser les délégations française, européennes et francophones à l'intégration de la notion d' « identité de genre ».
Après un briefing nécessaire sur le fonctionnement complexe de la Commission, j'ai rencontré l'Ambassadeur de France à l'ONU.
Armand Hotimsky, Président du CARITIG
Pour mieux comprendre cet événement capital, nous vous proposons ci-dessous un Interview avec Rosanna Flamer-Caldera et Kursad Kahramanoglu, co-secrétaires généraux de l'ILGA .
Vous pouvez retrouver cet interview ainsi que d'autres (dont celui du Président du CARITIG) sur le site de l'ILGA (www.ilga.org)
Au-delà de la résolution brésilienne.
Notre lutte doit aller bien plus loin que la résolution brésilienne. Avec ou sans l'ONU, nous ferons tout jusqu'à ce que notre existence et nos droits soient pleinement reconnus.
Après que le texte a été présenté pour la première fois en 2003, c'est maintenant la deuxième fois que la Commission des droits de l'homme des Nations unies ajourne le débat sur la résolution brésilienne. Que s'est-il passé à Genève cette année ?
Rosanna Flamer-Caldera. La vérité, c'est que le Brésil a surpris tout le monde lorsqu'il a présenté, en 2003, sa résolution à propos de l'orientation sexuelle. La plupart des pays ont vraiment douté qu'elle soit approuvée, parce que le gouvernement brésilien n'avait pas le temps d'établir un consensus avant de proposer le vote de ce texte. C'est, de toute façon, une question très sensible ; pensez ne serait-ce qu'aux droits de la femme, qui, après tant d'années de lutte, sont toujours sur le tapis ! En 2003, les membres de l'Organisation des États islamiques ont proposé cinquante-cinq corrections au texte, faisant en sorte qu'ainsi, il ne puisse évidemment plus être voté. Cette année, tout le processus s'est déroulé plus discrètement, bien qu'il soit clair que c'était l'un des sujets les plus chauds de l'année... Le Brésil n'a pas retiré son texte ; il a simplement demandé que le débat soit repoussé à l'an prochain. Et personne ne s'y est opposé. La décision a été prise si vite qu'elle n'a presque pas été remarquée dans la salle de réunion!
Kursad Kahramanoglu. Certains disent que le Brésil était seul, soutenu par un nombre insuffisant de pays, bien que l'Union européenne ait annoncé à l'avance son soutien au texte. Le gouvernement allemand, par exemple, a montré un grand appui. Mais cette résolution ne peut tout simplement pas être une initiative exclusivement occidentale. D'autres ont avancé que le gouvernement du président brésilien Lula s'est montré plus tiède pour ne pas choquer les pays arabes qu'il prévoit d'inviter à un forum économique cet automne. Il n'y a aucune explication officielle, et aucune explication simple non plus, bien sûr. Les Nations unies constituent un forum unique, avec sa dynamique propre ; les nations qui, chez elles, ne se soucient pas du respect des droits humains se battent pour un mot à Genève... Cela dit, il semble qu'au-delà du combat sur les principes, des pays ne manquent pas de s'opposer à d'autres États pour se venger, ou encore pour défendre des intérêts qui n'ont rien à faire avec les droits humains.
Rosanna Flamer-Caldera. La résolution brésilienne arrive dans une période trouble et pourrait aisément être utilisée politiquement pour opposer les pays laïques aux pays fondamentalistes. Les États-Unis n'ont pas fait le moindre geste en faveur de la résolution ; quand on leur a demandé quelle serait leur position en cas de vote, ils se sont contentés de dire qu'ils exécuteraient les ordres... provenant directement de la Maison-Blanche.
Les activistes LGBT ont semblé soulagés, cette année, avec l'annonce de l'ajournement de la résolution. Pourquoi ?
Rosanna Flamer-Caldera. En effet, ça a été une victoire, parce que si la résolution avait dû être votée, il n'est pas certain qu'elle aurait été acceptée. Nous étions aussi conscients que si elle avait été rejetée, elle n'aurait plus été à l'ordre du jour des Nations unies pour plusieurs années.
Kursad Kahramanoglu. Ce sont nos premiers pas pour chacun d'entre nous : pour la première fois de son histoire, la Commission des droits de l'homme des Nations unies a accueilli une très grande équipe d'activistes LGBT et des organisations non gouvernementales venant du monde entier. En plus d'apprendre à connaitre les Nations unies, nous avons aussi dû apprendre à travailler ensemble ! Une série de réunions ont eu lieu à l'ONU, et les activistes ont fait des déclarations publiques mentionnant l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Rosanna Flamer-Caldera. De surcroit, cette année nous a donné l'occasion d'élargir nos points de vue car nous étions en contact avec d'autres organisations non gouvernementales, y compris des organisations travaillant avec d'autres mouvements sociaux. Nous nous sommes rendus compte que notre lutte fait partie d'un travail bien plus large pour les droits humains et les libertés fondamentales.
Qu'est devenue la pétition de l'ILGA qui soutenait la résolution brésilienne ?
Kursad Kahramanoglu. Elle est toujours ouverte. L'ILGA a été officiellement reçue par le président de la commission, l'ambassadeur australien Mike Smith. Nous avions l'intention de lui remettre la pétition, mais nous voulions aussi comprendre le sens de ce qui se passait en coulisse. Il nous est apparu que ce n'était pas le bon moment pour présenter la pétition et nous avons décidé de la laisser ouverte pour une autre année. En effet, la pétition constituait un test : nous n'avions aucune idée du nombre de signatures que nous pouvions récolter en un temps limité. En seulement trois mois, 45 000 particuliers et environ un millier d'organisations ont signé. Ça a été une belle surprise, mais c'est encore loin d'être assez. Nous n'avons pas choisi le calendrier, mais le Brésil nous a donné l'occasion de nous réunir, ensemble, en tant que communauté. D'une façon ou d'une autre, nous testons ainsi notre force en tant que mouvement, notre capacité à rassembler les intéressés mais aussi les gens en général. Nous avons toujours besoin de communiquer avec le grand public. Malheureusement, la presse, et même la presse LGBT, n'a pas beaucoup couvert le sujet.
Qu'est-ce qui a été accompli à la dernière réunion de la Commission des droits de l'homme des Nations unies ?
Rosanna Flamer-Caldera. Pour commencer, le débat doit toujours avoir lieu, et la résolution oblige beaucoup de pays à ne plus faire l'autruche quant à la question de la diversité des orientations sexuelles. Les relations entre personnes de même sexe constituent toujours un crime dans environ soixante-dix pays, et c'est, la plupart du temps, un héritage des lois coloniales. La résolution inviterait les États à revoir et corriger ces lois. Mais " orientation sexuelle " est une expression vraiment nouvelle sur la scène internationale. À ce titre, la résolution sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, qui a été adoptée cette année, est une bonne nouvelle. Elle demande en effet aux gouvernements d'enquêter sur les exécutions sommaires commises sur une base discriminatoire, orientation sexuelle comprise.
Kursad Kahramanoglu. Je suis vraiment très fier des activistes qui se sont joints à nous cette année à Genève et je leur en suis très reconnaissant. Ils ont vraiment fait du bon boulot avec peu de ressources. Grâce à eux, nous avons développé de meilleurs rapports avec de nombreuses délégations, et l'un de nos agissements les plus significatifs a été l'invitation à une réunion du GRULAC (le groupe des pays latino-américains et des Caraïbes aux Nations unies), qui nous a permis de demander officiellement à ces États de soutenir la résolution l'an prochain. C'est une étape très importante dans le contexte latino-américain après que le groupe argentin CHA (" Comunidad Homosexual Argentina ") et l'ILGA ont été reçus par le gouvernement à Buenos Aires l'année passée pour obtenir son soutien à la résolution.
Quels sont vos projets pour cette année à venir ?
Rosanna Flamer-Caldera. Nous devons nous assurer que la résolution qui sera étudiée l'an prochain inclue l'identité de genre, pour " initier " les pays du monde entier à une notion à laquelle ils ne connaissent rien, et pour leur faire prendre conscience des injustices dont souffrent les transgenres. Il faudrait que la délégation de l'année prochaine comporte plus de transgenres et plus de francophones, en particulier d'Afrique. Vous savez, la visibilité, ça fait vraiment une différence ; les gouvernements ne peuvent nous ignorer que quand ils ne nous ont pas en face d'eux.
Kursad Kahramanoglu. Cette année supplémentaire nous laisse un délai. Nous devons concentrer nos efforts sur les cinquante-trois pays qui siègeront l'an prochain. Il faudra que nous demandions aux États qui nous soutiennent - en particulier les États européens - de mieux se faire entendre ; nous devrons aussi demander au Brésil d'avoir le courage de continuer ce qu'il a commencé. Il n'est plus possible d'obtenir quoi que ce soit de l'ONU sans mener une véritable campagne sur les droits des LGBT. Spécialement sur la question de l'identité de genre, tous les pays qui sont favorables devraient le faire savoir, et ne pas se cacher les uns derrière les autres ou céder à des pressions, d'où qu'elles proviennent. Cette résolution n'est qu'un pas vers le principal but que nous voulons atteindre : se débarrasser des discriminations envers les LGBT partout dans le monde. Si la résolution est approuvée, cela signifie que l'ONU pourra prendre en compte les violations des droits humains basées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, et les examiner spécifiquement. Travailler à l'ONU, c'est important ; mais les changements réels se feront dans chaque État, avec l'aide de tous les acteurs locaux qui agissent sur un plan plus régional. Nous ne devons pas oublier que notre lutte doit aller bien au delà de la résolution brésilienne. Avec ou sans l'ONU, nous ferons tout jusqu'à ce que notre existence et nos droits soient pleinement reconnus.
Traduction : Romain Muller - © ILGA
Notre responsable de l'antenne PACA, Célia Duvar, a eu la lourde tâche de présenter le travail du groupe Trans de l'ILGA ainsi que le CARITIG lors du Colloque ''L'Europe et la lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie'' qui s'est tenu le 17 juillet au Conseil Régional à Marseille - Voici son discours écrit conjointement avec Armand Hotimsky :
Bonjour,
Dans le cadre prestigieux de cette salle du Conseil Régional de Marseille, je vais essayer de vous présenter en quelques minutes le travail du CARITIG, son implication dans l'Ilga-Europe et décrire le travail du groupe Trans de l'ILGA Europe.
C'est au cours de l'année 2001, que le CARITIG a été amené à s'investir dans l'Ilga. Rappelons pour ceux qui ne connaissent pas bien notre organisation, que le CARITIG est le Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre. Notre organisation a été créée en 1995, mène des actions dans toute la France et son siège est à Paris. Je suis personnellement responsable de l'antenne PACA.
Le CARITIG a donc commencé à s'investir dans l'ILGA suite à l'invitation de notre Président Armand Hotimsky à la Conférence de l'ILGA Monde à Oakland en 2001. Ce fut la première fois qu'une conférence de l'ILGA accueillait une pré-conférence sur la question transgenre. C'est également lors de cette conférence et pour la première fois qu'une transgenre néo-zélandaise, Tess Lomax, fut élue au Conseil d'Administration de l'ILGA.
...suite dans la version réservée aux adhérents du CARITIG
Cet été, beaucoup de mouvements sur le site en prévision :
- Trois voire quatre nouvelles recherches au moins devraient venir compléter celles déjà en ligne.
Celle du Professeur De Sutter, dont la traduction a retardé sa publication, ainsi que celle de Béatrice Mingot, qui fut stagiaire dans notre organisation au cours de cette année 2003/2004. Également, un nouveau mémoire d'une étudiante en orthophonie va venir compléter le superbe travail déjà en ligne de Léa Guittot et Léna Peron. Et le très important mémoire de Mélanie Tonke et Clothilde Perriard sur la terminologie.
Donc beaucoup de nouvelles lectures en accès libre sur le site.
- Dans la photothèque, quelques nouveautés seront également ajoutées tout au long de l'été. Néanmoins, nos appels à l'aide pour obtenir de nouveaux clichés restent trop souvent sans réponse. Et pourtant, nous savons pertinemment que des personnes se font opérer et pourraient nous apporter ce type d'information tellement réclamé.
Toujours à propos de photos, mais dans une autre rubrique, et comme certains d'entre vous le savent déjà, nous avons mis en ligne les photos de la marche des fiertés, plus nombreuses que les années précédentes. La démocratisation des appareils photos numériques y est pour quelque chose !
Et pour finir, nous rappelons que les adhérents peuvent recevoir le TGA en version électronique, il suffit de s'inscrire par le formulaire qu'ils trouveront en page d'accueil du site.
Et n'oubliez pas que toutes les nouveautés sont annoncées sur notre liste de diffusion qui n'est pas réservée aux adhérents.
19 juillet - Atelier Maquillage
21 juillet - Atelier FTMs
18 août - Atelier Cinéma
21 août - Rencontre à Nice
08 sept. - Session de Recrutement
15 sept. - Atelier Intersexualité
Les dates des prochaines activités vous sont données sous réserve de modification.
![]()
|
Attention !!
A partir du mois de septembre, nous allons varier encore plus dans le choix des lieux où se déroulent nos activités, aussi veillez à bien vérifier l'adresse avant de vous y rendre. |

Lundi 19 juillet de 20h00 à 22h00
animé par Sophie
![]()
Mercredi 21 juillet de 20h00 à 22h00
animé par Armand Hotimsky
avec Jeff Brody,
art-thérapeute FTM américain
![]()
Mercredi 18 août à partir de 20h00
Projection du film : Il ou elle
Film italien de fiction - 1994 - vostf
d'Alessandro Benvenuti
avec Eva Robin's
Débat animé par Armand Hotimsky
Ces trois ateliers auront lieu au
Centre Gai & Lesbien -
3 rue Keller -75011 Paris
Métro : Ledru-Rollin

Samedi 21 août à partir de 18 h 00,
Venez nous retrouver au :
« Jungle Art's »
6, rue de Lépante
06000 NICE
Tél. 04.93.92.00.18
Le Jungle Art's est situé en centre ville.
|
Adhérent ou non, transgenre ou non,
venez nous rencontrer lors de nos activités |

Mercredi 8 septembre de 20 h 00 à 22 h 00
Nous organisons une session de recrutement de bénévoles et militants.
À travers cette réunion, nous vous donnerons l'opportunité de mieux connaître
l'association, ses activités et ses actions.
Cette session aura lieu au
Centre Gai & Lesbien
3 rue Keller - 75011 Paris
(adresse sous réserve de modification)
| TransGenre Actu est la lettre mensuelle d'information éditée par le CARITIG. Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre. Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de PARIS le 23 janvier 1995 - N° 0280 Boîte Postale 756 Tél. : 0870.700.600 (prix d'un appel local depuis un téléphone fixe) Tél./Fax : 01.53.17.05.27 - Répondeur en cas d'absence. Entre 10 et 18 heures, et uniquement en cas d'urgence : Tél. : 0660.450.940 Attention ! Pour des raisons financières, le CARITIG ne peut pas vous rappeler. Site Internet : www.caritig.org Directeur de la publication : Armand Hotimsky Ont participé à ce numéro : Célia Duvar, le CA du CARITIG, les participants à la rencontre de Toulon, l'ILGA et Pascal Lebrun
|
Retour à la page d'accueil
|
|
||
| Page mise à jour : |
Page maintenue par : Charlène | © 1997-2004 CARITIG |