Lettre mensuelle d'information du CARITIG

Avril 2003 - N° 04/03

Dans ce numéro :


Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

- Sénèque



Il y a deux mois, nous vous interrogions sur les réunions et les ateliers par le biais d'un questionnaire. Une centaine de personnes nous ont répondu, surtout par internet, et nous les en remercions. Quand les questionnaires seront complètement dépouillés, nous aurons une idée plus précise de vos attentes ce qui orientera nos actions.

Un premier survol nous a appris ou confirmé certaines choses. Ainsi beaucoup disent ne pas venir aux réunions ou ateliers à cause de leur timidité, de leur peur d'être jugé ou de leur sentiment de honte. Sentiments parfaitement compréhensibles mais qu'il m'apparaît indispensable de surmonter. Les réunions et les ateliers du CARITIG sont ouverts à tous sans exclusive. Chacun/e est libre de venir habillé/e comme il/elle l'entend, seul le respect des autres est exigé. Les transgenres sont divers, ce qui est certes un obstacle à notre reconnaissance mais aussi et surtout une richesse qui doit faire notre force.

Il est toujours intimidant de venir s'intégrer à un groupe déjà constitué, mais il y a les permanences d'accueil au CGL chaque mercredi, permanences que je tiens fréquemment. Vous n'aurez devant vous qu'une ou deux personnes ce qui permet de discuter plus librement et de poser toutes questions.

Nombre de personnes habitant la province expriment le souhait qu'il y ait des réunions près de chez elles. Nous nous efforçons d'organiser des rencontres en province pour permettre aux personnes d'une région de se réunir. Cependant nous ne pouvons pas nous substituer aux initiatives locales ; l'association repose uniquement sur le bénévolat ce qui limite nos actions du fait de nos différentes obligations professionnelles. Nos appels au bénévolat restent valables : nous manquons toujours de personnes disposées à s'engager. Il y a les coups de main ponctuels que l'on peut donner, mais pour faire progresser la cause transgenre, il faut surtout des engagements soutenus.

Vous avez pu constater déjà le mois dernier que les prochains ateliers sont programmés le dimanche après-midi au lieu du lundi soir. Deux éléments nous ont conduits à ce changement de jour : la fatigue de l'animateur principal actuel, Alexis pour ne pas le nommer - au bout de deux ans, il n'est pas facile de renouveler les thèmes - et le désir que plus de personnes de province ou de lointaine banlieue puissent venir, possibilité que semblent confirmer les questionnaires.

On ne redira jamais assez : une association n'est rien sans ses bénévoles.

Dominique Place,
co-présidente du CARITIG

Sommaire  Haut



Atelier du 3 mars 2003
Thème : «Maquillage»
Animé par Sophie Chanet

Et voilà, un nouvel atelier sur le maquillage s'est tenu le 3 mars. Le précédent ne datait pourtant que du 5 août 2002, mais pour un sujet aussi fondamental, ce n'était pas de trop, comme le prouvait l'assemblée nombreuse et passionnée réunie ce soir là !

Le CARITIG a donc accueilli quelques habituées des ateliers mais aussi de nouveaux visages pour cette séance d'initiation aux techniques du maquillage. Il est vrai que c'était une bonne occasion pour une première rencontre, et j'espère pour ma part avoir contribué à donner au plus grand nombre, outre l'envie de se maquiller et de maquiller les petites copines, l'envie de retrouver le CARITIG plus souvent !

Faire un exposé original sur cet atelier n'est pas chose facile, d'autant que le précédent atelier maquillage avait déjà bénéficié d'un compte-rendu fort complet, qu'il me serait difficile de ne pas paraphraser... et puisque je ne suis pas sûre que tout le monde ait eu l'initiative de le lire, je vais donc me contenter de le compléter ! Vous trouverez ci-dessous un exposé résumant au mieux la multitude d'informations, de trucs et astuces communiqués lors de ces deux réunions, ainsi que quelques ajouts personnels de dernière minute...

...découvrez la suite de cet article en adhérant au CARITIG

Sommaire  Haut



Nous vous avions tenu informé des premières réunions du collectif ExisTrans mais depuis juillet, plus de nouvelles à part le compte rendu de la marche du 5 octobre. Aujourd'hui, après réception du communiqué de presse du 14 février (avec le TGA de mars), il apparaît essentiel de pallier ce manque d'information.

La décision de quitter le collectif a pu paraître brutale pour certains d'entre vous, mais elle fut prise d'un commun accord entre les deux président/es et après consultation du Conseil d'Administration.

Retracer l'histoire complète des différents événements depuis la dernière réunion rapportée dans le TGA de juillet-août 2002, celle du 20 juin, serait long, fastidieux et certainement peu intéressant pour vous.

Nous avons au cours de ces derniers mois respecté notre but : voir ce que nous pourrions faire de constructif avec ce collectif, si nous pourrions constituer une force tangible devant l'imposante administration française, et évidemment s'il était possible de travailler ensemble.

A la première question, pour être constructif, il nous semblait logique de doter le collectif de règles simples de fonctionnement basées en grande partie sur une confiance mutuelle, lien nécessaire pour travailler ensemble. Suite à la marche ExisTrans du mois d'octobre, nous nous sommes réunis de nombreuses fois pour trouver un compromis afin de mettre en place cette question.

Plusieurs propositions ont été présentées : deux provenant de membres de l'ASB et une du CARITIG. Les propositions de 'ASB s'avéraient à nos yeux d'une complexité surprenante dans les règles de fonctionnement et leurs programmes d'actions réclamaient une énergie trop importante pour les bénévoles : cela ne pouvait que conduire ceux-ci à moins s'investir dans leurs associations propres et à limiter l'aide indispensable apportée aux personnes transgenres. Et cela nous paraissait peu réaliste. De notre côté, nous proposions une charte donnant un cadre souple et léger au collectif, des bases claires de fonctionnement y étaient décrites, aucune action n'était évoquée. Il nous semblait logique de bien séparer les deux.

Après de longues négociations, notre charte était adoptée verbalement début janvier, cependant celle-ci déplaisait sur un aspect : la non-déclaration en préfecture du collectif. De notre point de vue, il était totalement prématuré de vouloir déclarer le collectif en tant qu'association, avant même de "vivre un peu ensemble". le PASTT était favorable à notre projet, l'ASB contre. La déclaration signifiait aussi rédiger des statuts, tâche délicate vu nos divergences et qui aurait encore fait perdre du temps.

Pour être constructif, il fallait également un programme d'actions spécifiquement développé par le collectif. Nous avons à ce moment là constaté un manque de clarté de certains participants qui voyaient systématiquement le collectif partout et qui ne dissociaient pas le travail individuel des associations de celui du collectif. Ce dérapage nous a conduit à comprendre que le collectif ne serait jamais une force tangible devant l'administration française s'il n'était pas utilisé à bon escient. Dans notre perception le collectif devait se limiter à certains travaux précis et pointus visant à faire un travail de lobbying auprès des pouvoirs publics, et non à être présent sur les salons associatifs par exemple.

Finalement nous n'avons jamais eu l'occasion de présenter les idées du paragraphe précédent, les relations au sein du collectif ont très vite dégénérées avec l'ASB et certains soutiens à partir du moment où le CARITIG et le PASTT se trouvaient sur la même longueur d'onde, le PASTT considérant que notre charte était totalement adaptée à la situation. Quelques semaines après l'adoption de celle-ci, la décision était remise en question par plusieurs participants d'associations de soutien entre autre, ainsi que les membres de l'ASB qui revendiquaient depuis le départ la nécessité de déclarer en préfecture le collectif.

Alors notre départ en a surpris plus d'un, car à vrai dire notre charte semblait être adoptée, bien que remise en question à nouveau trois jours avant la dernière réunion qui devait nous rassembler pour la signer. C'est surtout à travers les réunions, discussions et échanges sur la liste de diffusion créée spécifiquement pour le collectif, que nous avons pu prendre conscience que certains intérêts étaient en jeu (une personne souhaitait vivement obtenir la présidence) et le collectif était une façade pour manipuler les associations trans. C'est peut-être aller loin que de dire cela, certains nous taxeront de paranoïaques, et bien cela changera de psychotiques !

Mais alors notre paranoïa se transmet même auprès de personnes ne faisant pas parti du collectif. Il suffit de reprendre l'interview de l'ancien président de l'ASB, Tom Reucher, dans le journal trimestriel culturel Corps9 dont vous trouverez une photocopie de l'extrait concernant le collectif ExisTrans. (voir ci dessous)

- C9 : On dirait que la récente OPA des gays du Parti Socialiste sur le collectif Existrans qui organise la marche des trans tous les ans, participe de cette volonté de contrôler les autres minorités sexuelles. Il faut dire que la politique du PS envers les minorités sexuelles est à la fois conservatrice et UMP-esque, ils n'ont toujours rien compris à la micro-politique même après le 21 avril !

- T. R. : Cest le moins que l'on puisse dire. l'actuelle présidente de l'ASB, Natacha Taurissson, a beaucoup d'amis au PS dont elle est membre. Et c'est autour de ce parti politique et des avantages qu'il est possible d'en tirer que nombre de dirigeants gays naviguent. D'un autre côté, les socialistes sont incapables de produire une critique politique des sexes, des genres et des normes sociales. Mais gauche ou droite, ce n'est pas si différent. Cela dit, les choses bougent quand même, et puisque le débat ne peut pas avoir lieu dans la « communauté », ne serait-ce que parce que la presse gay - Tétu pour ne pas le nommer - invisibilise systématiquement les trans et même les lesbiennes, il aura lieu ailleurs. Comme ici.

Alors le départ du CARITIG s'est articulé autour de quatre points :

Pour que le CARITIG garde son indépendance, continue ses actions basées sur les besoins premiers des personnes transgenres, évolue à son rythme et travaille dans une ambiance et une convivialité constante, nous avons pris la décision de nous retirer. La création de ce collectif s'est fait trop tôt pour les intérêts de quelques personnes et non pour la communauté transgenre. Aujourd'hui, nous souhaitons revenir auprès de nos adhérents pour les aider dans leurs démarches, pour casser l'isolement, pour répondre à leurs questions et trouver des solutions aux problèmes posés.

Dominique Place et Armand Hotimsky, co-présidents du CARITIG

Sommaire  Haut



Voici une information provenant du groupe Crisalide Azione Trans, Italie avec lequel nous avons de nombreux contacts.

...découvrez la suite de cet article en adhérant au CARITIG


Nous avons appris par une correspondante aux Pays-Bas qu'a été lancé depuis quelques mois un café transgenre à Amsterdam.

Sommaire  Haut



La forteresse assiégée

Même si des rumeurs de guerre bruissaient du côté de l'Iraq à l'automne, le monde continuait de tourner comme avant. Une transsexuelle se faisait exclure de l'association « Femmes entre elles » de Rennes non pour son comportement mais pour ce qu'elle est ou a été. Lesbia de novembre publiait un encart qui, s'il n'avait pas le mérite de la clarté quant à sa provenance, l'avait quant au refus des transsexuelles dans des associations de lesbiennes. Rien que de très habituel.

Trois arguments étaient avancés dans l'encart. Le premier, le plus décisif et qui pouvait suffire à lui seul, précisait qu' « une association de lesbiennes est destinée aux femmes homosexuelles qui ont vécu une enfance et une adolescence de fille ». Difficile d'être plus clair. Les transsexuelles sont par principe exclues puisqu'elles ne sont pas nées femmes. C'est en fonction de ce qu'on a vécu avant l'âge de 20 ans et non de la façon dont on l'a vécu et de ce qu'on vit actuellement qu'on est jugé. On apparaît ainsi complètement déterminé par son passé et on ne peut pas espérer y échapper, ne serait-ce qu'en partie.

Là-dessous se trouve une interprétation abusive du féminisme, qui affirme que les sexes sont construits socialement. C'est bien le sens de la formule de Simone de Beauvoir : « on ne naît pas femme : on le devient ». On le devient en effet par l'éducation reçue et des expériences vécues et on apprend pendant 'enfance et l'adolescence à être une femme comme on apprend aussi à être un homme.

Sommaire  Haut



Premier survol des Questionnaires sur les activités du CARITIG

A la date du 16 mars, nous avons reçu 103 questionnaires complétés dont 9 par courrier et 94 par internet. La disproportion est très surprenante. Faut-il penser que la plupart de nos adhérents ont accès à internet et ont préféré répondre par internet pour des raisons évidentes de commodité ? Ou bien ceux qui n'ont pas un accès facile au web n'ont pas pris la peine de remplir le questionnaire et de le renvoyer ? Comme la très grande majorité des personnes qui nous contactent ont eu connaissance du CARITIG par internet, je pencherais plutôt pour le première réponse.

Deuxième point intéressant : le lieu de résidence de ceux qui ont répondu. 30 ont dit habiter l'Ile de France et 49 la province. 8 personnes qui habitent l'étranger ont aussi répondu : trois de Belgique, deux de Suisse, une de Suède, une d'Italie et enfin une des États-Unis. Parmi les personnes de province, on peut remarquer trois zones de « plus forte concentration » (tout est relatif) : la Bretagne y compris Nantes, Rhône-Alpes et la région PACA. Cette répartition demande une étude plus approfondie mais elle permet déjà de nous faire une idée des régions dans lesquelles il sera plus intéressant d'organiser des rencontres.

Quasiment toutes et tous disent souhaiter venir aux réunions et aux ateliers – un peu plus aux réunions qu'aux ateliers. Cette quasi unanimité tient aux motivations du questionnaire : quelqu'un qui n'est pas intéressé par les réunions et ateliers n'aurait pas pris la peine de le remplir.

Parmi les obstacles qui empêchent les personnes de venir aux réunions ou aux ateliers, vient en premier la distance, ce qui n'est pas étonnant vu le nombre de provinciaux qui ont répondu. Pour une trentaine de personnes, il y a le jour. Les horaires reviennent beaucoup moins dans les raisons. A part cela, sont cités les problèmes financiers et la timidité, ce qui a été évoqué dans l'éditorial.

Pour finir ce survol, concernant les ateliers le dimanche, 31 personnes disent qu'elles viendraient plus facilement ce jour-là contre 29 qui disent le contraire. Mais la grande majorité de ces 29 personnes ont indiqué qu'elles n'étaient jamais venues à un atelier. Il semble donc à la lumière de ces chiffres que les ateliers le dimanche serait en mesure d'attirer un peu plus les personnes que les faire le lundi soir comme cela a été le cas jusqu'à maintenant.

Le mois prochain, nous pourrons vous présenter une analyse plus complète, chiffrée, tenant compte des souhaits d'ateliers et des remarques faites.

Dominique Place,
co-présidente du CARITIG

Sommaire  Haut


Nous recherchons des correspondants, en France et à l'étranger.

Vous aimez écrire, vous souhaitez nous faire partager les informations que vous recevez, n'hésitez pas, contactez-nous



Certains/certaines ont changé de corps, de statut social, sont allés d'un genre à l'autre sans intervention chirurgicale sur leur sexe anatomique. On les appelle des personnes pré-transsexuelles.

D'autres revendiquent le droit à l'androgynie, et refusent d'amputer certaines part d'eux-mêmes pour en construire d'autres ; ils/elles refusent les stéréotypes sociaux qui assènent une séparation des genres forcenée et castratrice. "C'est notre culture qui impose la bipolarisation du genre en tenant compte du biologique.

"C'est notre culture qui nous a fait un lavage de cerveau, ainsi qu'à notre famille et à nos amis qui, sans cela, auraient pu être capables de nous aimer, et d'embrasser notre diversité comme quelque chose de désirable et de naturel, quelque chose qui devrait être célébré." dit Holly BOSWELL, qui définit le transgendérisme comme une option saine, entre travesti et transsexuel., profondément enracinée dans l'antique tradition de l'androgynie.

Tradition riche en modèles, en références culturelles, artistiques, spirituelles, bien plus propice à l'épanouissement de l'être transgendériste, que les concepts étriqués relatifs à la bipolarisation.

Pour devenir physiquement - par exemple - l'homme que l'on est mentalement, faut-il gommer tous les traits physiques et comportementaux de féminité ? Les hommes biologiques n'en sont pas exempts, de ces traces de féminité qu'une société machiste les oblige à dissimuler d'une manière exagérée, contre-nature. L'être humain est bisexué physiquement et psychiquement. La conformation à des moules masculin / féminin rigides s'apparente à une réduction de tête, et à un emprisonnement du corps.

Les civilisations qui nous ont précédé (Antiquité grecque, romaine...) ont célébré l'androgynie, en témoignent ces statues de Korê : jeune fille aux longues tresses et au corps athlétique de jeune homme. L'androgynie était alors un critère esthétique. Nous assistons aujourd'hui à la fois à une "androgynisation" des êtres, et à une survalorisation, en contrepartie, de la différenciation sexuelle.

Les femmes ont jeté aux orties leurs corsets, ont fait du sport, abandonnant leur taille de guêpe étranglée, empêtrée dans un immobilisme forcé, et ont acquis de ce fait une ligne plus mince, musclée et "garçonnière". C'est un critère de beauté actuel.

Le transgendériste va encore plus loin, et accepte un mélange de genres sur sa personne physique. Ainsi des cas où un homme biologique vit en femme, féminisée par les vêtements et l'hormonothérapie, tout en gardant son appareil génital masculin ; des cas de femmes biologiques s'étant arrêtées à la mastectomie sans traitement hormonal, androgynisant leur corps sans le viriliser vraiment ; ou bien un cas de garçon FTM (d'origine transsexuelle) gardant son sexe anatomique féminin et pouvant s'en servir pour le plaisir, tout en se sentant masculin, et voulant vivre au masculin : intéressé par la modification de son corps dans le sens de la virilisation, mais non par la phalloplastie.

On peut "changer de sexe" : c'est-à-dire mettre en conformité son sexe biologique avec son sexe vécu. Mais on peut aussi - surtout ? - changer de corps, changer de genre : c'est-à-dire mettre son genre en conformité avec son identité. C'est parfois uniquement le corps qui est mis en conformité avec l'identité de genre dominante.

On peut être FTM et se sentir l'identité d'un "homme féminin", voire "efféminé". Pourquoi serait-il obligatoire de correspondre, à tous prix, au schéma classique masculin, brut de brut et... transsexuellement correct ! ?

Le transgendériste, à mi-chemin entre les deux genres, les englobe au lieu de les séparer. Il ou elle vit la masculinité et la féminité, non dans le conflit et l'opposition, mais dans le mélange, la symbiose, et acquiert ainsi "une sensation de bien-être et une libération d'énergie", issues de cet accord.

Holly BOSWELL pense que la socialisation de certains transsexuels, qui sont obligés de renier une part d'eux-mêmes pour s'intégrer, ne peut conduire à l'épanouissement personnel et au bonheur. Nous ne parlons pas là de l'intégration en tant que citoyen doté de devoirs et de droits, que tout être humain devrait pouvoir vivre, mais du "clonage social" qui bétonne les genres et les comportements en deux strictes catégories.

Nous voyons donc que nous pouvons déjà déterminer trois profils de transgendérisme (il y en a sûrement plus encore dans la palette nuancée du genre) :

- le travesti avancé, qui vit le plus souvent possible vêtu dans le genre qu'il ou elle revendique ;

- l'androgyne qui vit entre les deux genres, ou plus ou moins les deux à la fois, avec parfois certaines modifications corporelles, et qui se sent en harmonie avec son être intérieur, privilégiant cette harmonie par rapport au souci de la détermination sociale ;

- la personne pré-transsexuelle qui met son corps en conformité avec son identité, ainsi qu'avec son mode de vie, mais garde ses organes génitaux d'origine, en choisissant sa propre définition d'elle-même, non conventionnelle.

Monoïk,
article paru initialement dans la revue CDT n°21/34 d'avril, mai, juin 2000.

Sommaire  Haut



Ça bouge, ça change !

Cette année, la Pride de Sao Paulo va pour la première fois honorer la participation de la communauté transgenre à cette grande manifestation qui rassemble près d'un demi million de brésiliens.

Loin de là, nous commençons à réfléchir aux préparatifs de la marche des Fiertés LGBT qui aura lieu à Paris le 28 juin.

Pas de char fantastique prévu cette année, il est vrai qu'il sera difficile de faire mieux que celui de l'année dernière. Cependant, nous conservons un peu d'espoir : Si l'un/e d'entre vous peut nous trouver un véhicule dans le style camion-plateau ou autre, nous sommes preneur !

Si nous ne trouvons pas de véhicule, nous participerons quand même, car nous avons fait acte de présence depuis 1996. De plus, historiquement, il ne faut pas oublier que notre communauté est beaucoup dans la création de cette événement.

Vous avez un camion ?

Vous ne l'utilisez pas samedi 28 juin ?
Vous pouvez nous le prêter le temps de la marche ?
Contactez-nous au 01.53.17.05.27.

Sommaire  Haut



Dans les dernier numéros de TGA, nous avons diffusé une annonce concernant la S.S. et les prises en charge. Nous vous avons interpellé afin que vous nous aidiez dans nos recherches, et à ce jour nous n'avons eu reçu aucune réponse. Il nous sera difficile de faire avancer les choses, sans votre aide. Alors, nous rediffusons le message en espérant que vous allez réagir.

Votre dossier a été refusé par la CPAM !

Vous avez obtenu la prise en charge !

Envoyez nous toutes les informations. Vous pouvez être assuré du secret médical. Ces documents ne seront jamais utilisés sans votre accord préalable.

Nous travaillons de concert avec des avocats. Nous souhaitons créer une jurisprudence qui permettra à tous les transgenres d'obtenir les mêmes droits quelque soit leur caisse d'assurance maladie.

Le Bureau du CARITIG

Sommaire  Haut



Depuis bien longtemps, nous lançons constamment des appels pour trouver une personne qui prendrait la responsabilité de la maintenance de notre matériel informatique. Nos activités dépendent totalement du bon fonctionnement des ordinateurs et imprimantes. Ces huit dernières années, à maintes reprises, nous nous sommes retrouvés bloqués ; le CARITIG ne peut plus se permettre de travailler de cette façon. Afin de remplir au mieux notre mission, nous recherchons une personne qui prendrait sérieusement en charge cette mission et ce dans la durée.

Le CARITIG recherche un ou deux informaticiens spécialisés dans l'usage de micro-ordinateurs.

Vous aurez deux missions :

Ce poste nécessite un esprit de synthèse et d'analyse. Rigoureux et précis vous possédez des connaissances générales en exploitation de système d'information et une bonne culture bureautique. Des connaissances en programmation seraient un plus.

Ce travail bénévole demande une bonne disponibilité, des venues au local (Paris) et si possible une facilité pour être joint (un portable).

Merci d'adresser votre candidature par email ou courrier postal.


Également nous recherchons du matériel informatique : écrans, ordinateurs, imprimantes, scanners, photocopieurs, etc.

Nous pouvons nous déplacer pour récupérer du matériel dans un rayon de 100 km autour de Paris, ou lors de rencontres en province.

Vous liquidez votre matériel, faites nous le savoir au 01.53.17.05.27.

Sommaire  Haut



N°00011 - Dép. 25, Claude 40 ans, recherche rencontre avec TS MTF ou travesti même amateur. Pour amitié.


N°00012 - Claude cherche escarpins, taille 43, merci d'avance.


Déposez gratuitement vos annonces, profitez-en !


Pour passer une annonce :

Envoyer par courrier (voir adresse ci-dessous), fax ou email votre texte (150 caractères maxi lisibles) en mentionnant votre numéro d'adhérent, ou vos coordonnées (aucune adresse personnelle ne sera publiée).

Un numéro sera attribué pour chaque annonce. Celles-ci faisant partie de TransGenre Actu figureront donc sur le site de l'Association, c'est la raison pour laquelle nous vous déconseillons d'indiquer votre numéro de téléphone. (Toutefois si vous souhaitez le faire apparaître, merci de nous le préciser)

Le CARITIG se réserve le droit de ne pas publier les annonces qui sont contraires à sa déontologie, aux dispositions légales ; ainsi que les annonces revétant un caractère pornographique.

Pour répondre à une annonce :

Envoyez votre réponse dans une enveloppe (format 16 x 11 cm) dûment timbrée, sans mention d'adresse, mais en portant uniquement au crayon le numéro de l'annonce.

Glissez le tout dans une autre enveloppe, à l'adresse suivante :

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez appeler au 01.53.17.05.27.

Sommaire  Haut


SUR WWW.CARITIG.ORG


Jusqu'à présent la rubrique « Liens et contacts» était très limitée. A présent, vous pouvez retrouver environ 200 nouveaux liens, de quoi passer quelques heures devant son ordinateur !

Voici ce qui a été rajoutées ce mois-ci :

7. Des sites de la communauté transgenre

8. Des écrits sur les transgenres

9. Sites spécifiques aux FTM

10. Divers

Cette rubrique continuera à évoluer, nous prévoyons de rajouter des liens, d'en déplacer certains d'une rubrique à l'autre, mais surtout n'hésitez pas à nous signaler un site intéressant non référencé.

Par contre depuis son lancement, la photothèque n'a pas beaucoup évolué. C'est un peu désespérant !

Alors, soyons sérieux. Si aujourd'hui vous avez besoin d'information, demain d'autres en auront tout autant besoin.

Aidez les prochaines générations, vous pouvez demander à votre chirurgien de prendre quelques clichés.

Pour être tenu au courant de tous ces changements, vous pouvez vous inscrire sur notre liste de diffusion dont vous trouverez le très simple formulaire en page d'accueil du site.

Sommaire  Haut



Le CARITIG recherche des bénévoles pour :

Vous avez des connaissances médicales, juridiques, journalistiques...

Faites en profiter le CARITIG !

Nous recherchons également :

Sommaire  Haut



05 avril - Réunion - Paris - CRIPS

12 avril - Rencontre à Saint-Brieuc

27 avril - Atelier - Paris - CGL

03 mai - Rencontre à Aix-en-Provence

10 mai - Réunion - Paris - CRIPS

18 mai - Atelier - Paris - CGL

10 juin - Débat à Strasbourg

15 juin - Rencontre à Toulouse

28 juin - Marche LGBT - Paris

29 juin - Atelier FTM - Paris - CGL

Les dates des prochains ateliers et réunions vous sont donnés sous réserve de modification.



.

Permanence d'Accueil :

Les Permanences Téléphoniques au 01.53.17.05.27 :

Ces permanences sont tenues selon la disponibilité des bénévoles et sous réserve de modification.

- Répondeur en cas d'absence.

- Pour des raisons financières, le CARITIG ne peut pas vous rappeler.



Samedi 8 mars RÉUNION à PARIS

à partir de 11 h 00, accueil
12h, déjeuner :
pizzas (2,50 EUR), boissons (1EUR), gâteaux (2,50 EUR)
à 14 h, Alexis viendra nous expliquer l'autogynéphilie pour les MTF et l'auto-androphilie pour les FTM


samedi 10 mai RÉUNION à PARIS

à partir de 11 h 00, accueil
12h, déjeuner :
pizzas (2,50 EUR), boissons (1EUR), gâteaux (2,50 EUR)
à 14 h, notre invitée : le Dr De Cat, présentera sa nouvelle technique de Vaginoplastie

Ces réunions se tiendront dans les locaux du CRIPS

Tour Maine Montparnasse - 12ème étage - Métro : Montparnasse-Bienvenue



Samedi 12 avril à Saint-Brieuc

Nous serons au bar « le Welcome »
34 Boulevard Charner
22000 Saint-Brieuc
de 19 à 21 heures

Ce bar est situé juste à côté de la gare SNCF.

Venez nombreux !


Samedi 3 mai à Aix-en-Provence

Nous serons dans les locaux de Aides
maison de la solidarité,
1 bis avenue Philippe Solari,
13100 Aix en Provence
de 16 à 19 heures



Dimanche 27 avril à 14h30

Thème : Transhomosexualité
Animé par Dominique Place


Dimanche 18 mai à 14h30

Thème : les conjoints
Avec projection d'une vidéo témoignage
Animé par Sophie


Dimanche 29 juin à 14h30
Atelier FTM
Animé par Marc

Les ateliers se tiennent dans les locaux du CGL - Centre Gai & Lesbien

3 rue Keller - 75011 Paris - M° Ledru-Rollin


TransGenre Actu est la lettre mensuelle d'information éditée par le CARITIG.
Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre.

Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de PARIS le 23 janvier 1995 - N° 0280

Boîte Postale 756
75827 Paris CEDEX 17
France
Tel./Fax 01.53.17.05.27.

- Répondeur en cas d'absence.

Entre 10 et 18 heures, et uniquement en cas d'urgence : Tel. 0660.450.940.

Attention ! Pour des raisons financières, le CARITIG ne peut pas vous rappeler.

Site Internet : www.caritig.org
E-mail : caritig@caritig.org

Directeur de la publication : Armand Hotimsky

Ont participé à ce numéro : Carole, Dominique, Pascal Lebrun, Frank Martin, Dominique Place, Monoïk, Séverine et Sophie Chanet

Date limite d'envoi des textes pour publication dans le numéro en préparation :

le 10 du mois

Sommaire  Haut

Retour à la page d'accueil


Page mise à jour : samedi 29 mars 2003 Page maintenue par : Charlène © 1997-2003 CARITIG