Lettre mensuelle d'information du CARITIG

Juin 2002 - N° 06/02

Dans ce numéro :


« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin »
Proverbe chinois



Les années passent, un événement reste : la Pride.

Avec une évolution importante puisque enfin celle-ci s'appelle LGBT Pride soit la Pride des Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.

Il était temps ! La France comme trop souvent était encore en retard en comparaison avec nos voisins européens.

Notre participation cette année aura une autre dimension : avec la disparition de Sylvia Rivera et, voilà peu, de Charlotte von Mahlsdorf, une page de l'histoire du mouvement transgenre vient de se tourner. Il faudra être plus que présent pour honorer la mémoire de ces deux personnalités qui se sont battues à des époques bien plus difficiles mais aussi pour rappeler aux militants LGB les indéniables actions des transgenres dans l'évolution de la société. Car trop souvent encore les discours prépondérants effacent la participation historique des transgenres. Il est temps que les transgenres de France réagissent et relèvent la tête.

Et force est de voir que les médias sont en train de s'accaparer la question trans, et beaucoup d'événements ce mois-ci sont en préparation. Tout d'abord, devrait avoir lieu un Festival de Films sur le travestissement au cinéma Studio Galande à Paris. Nous n'en savons pas plus pour le moment.

Le 19 juin - Sortie en salle du film Thelma, film de fiction dont le rôle principal est tenu par Pascale Ourbih, membre du Conseil d'Administration du PASTT.

Le 26 juin - Sortie en salle du film documentaire Venus Boyz, qui aborde la question de l'identité de genre de manière large telle une performance pour les Drag Kings. On y retrouve Del La Grace.

Cependant les sociétés de production et distribution n'ont pas pris de décision concernant les manifestations autour des sorties de ces films, aussi notre programme du mois de juin va certainement s'étoffer en dernière minute. Nous sommes en discussion avec ces sociétés pour organiser des débats et des rencontres autour de ces événements cinématographiques.

Armand Hotimsky, Président du CARITIG

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MERCREDI 29 MAI - NE RATEZ PAS SUR FRANCE 2,

LE TELEFILM « UNE AUTRE FEMME » SUR LA TRANSSEXUALITÉ



Atelier du 6 mai 2002

Thème : « Les lieux de sorties : Actualité » animé par Bernard

En préambule :

Les participants sont informés que le CARITIG était présent au défilé du 27 avril contre le Front National, dans le cortège de l'inter associative LGBT. Nous regrettons que les médias n'aient fait aucun état de la forte mobilisation des communautés lesbiennes, gays, bi et trans à cette occasion.

Par ailleurs, le magazine Têtu a repris le communiqué de presse du CARITIG (principaux extraits) dans un supplément gratuit, distribué lors de la manifestation du 1er mai.

Les lieux de sorties : Actualité

Le sujet fut abordé tout d'abord sous la questions des attentes des personnes TV-TG en matière de lieux de sorties :

Types de lieux, activités, finalité.

Pour les personnes dans une démarche TG voire TS, il n'y a pas d'attente spécifique. L'objectif étant de se fondre dans la société sous tous ses aspects, y compris culture et loisirs.

Il est à noter que certaines personnes TV, présentes à l'atelier, attestent du même souhait et se posent de nouveaux "défis" successifs, allant de la simple promenade diurne, à la visite d'expositions et de musées, en passant par la pause thé ou café dans les endroits les plus fréquentés de Paris.

La fréquentation des théâtres et cinémas fait également partie des lieux prisés, dont certaines personnes ici sont adeptes.

Le groupe soulève la question vestimentaire et allure générale, qui doit bien évidemment être adaptée à chaque situation.

En ce qui concerne les endroits spécifiques accueillant un public transgenre, ils peuvent susciter un certain intérêt dans notre assistance, tout en ne faisant pas partie des lieux de prédilections. Même si les soirées transgenres sont des thèmes de programmation de discothèques, elles ont le mérite d'exister. Bien sûr nous ne sommes pas qu'un thème, une attraction, mais sachons prendre ce qui nous est proposé, somme toute, dans un bon esprit.

On peut donc distinguer plusieurs types d'établissements, tels que : restaurants, bars, clubs, discothèques.

Restaurants :

Bars, Clubs :

Clubs & discothèques libertins :

Les établissements indiqués, sont ceux évoqués au cours de cet atelier. Ils le sont au simple titre d'information et non de publicité. Ils ont le mérite d'accueillir une clientèle transgenre, sans discrimination quelle que soit leur orientation.

Par ailleurs, les ateliers se déroulant à Paris, et recevant majoritairement un public Île-de-France, seuls les lieux parisiens ont été énumérés. Que nos amis de province nous en excusent, il s'agit là d'une logique géographique, et non d'un parisianisme acharné.

Nous ne disposons pas d'informations régionales fiables pour les développer ici. Nous invitons chacun d'entre vous à nous faire connaître les lieux de vos régions répondant aux mêmes critères et que vous souhaiteriez voir cités ici.

Pour ne pas faillir à la coutume, nous nous sommes retrouvés autour d'un repas Thaï, pour encore plus de convivialité et d'échanges.

Ne ratez pas l'atelier du 3 juin, notre délicieuse Michèle sera de retour avec ses miraculeuses recettes pour être encore plus crédible en société. Gestuelle, maintien et pose de la voix constituent le thème du mois prochain.

Sans hésitation et sans complexe, venez rejoindre notre groupe, dans la tenue vestimentaire de votre choix (tailleur Chanel ou Jean basket), personne n'est jugé.

Alors à très bientôt.

Bernard Geoffroy
Secrétaire et bénévole du CARITIG.

TG = Transgenre (Travesti/e, transgendériste, transsexuel/le)

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"Appelez-moi Madame" (par Françoise Romand 1986)

Imaginez une bourgade en France profonde des années 80, où Jean-Pierre, marié et père de famille, ancien déporté, militant communiste actif, bascule à l'âge de la retraite, dans le personnage qu'il a toujours été : Ovida, Femme et Poétesse !

Ce film documentaire, aborde certains aspects de la problématique transsexuelle : famille, parentalité, socialité. la question professionnelle n'étant pas traitée ici, en raison de l'âge de notre héroïne.

Face à la Caméra, les habitants du village normand, semblent tolérants à l'égard de la situation et demeurent polis à l'image, mais n'ont pas la finesse de cacher leur moquerie sous jacente et omni présente. Huguette, épouse de Jean-Pierre, devenue Compagne d'Ovida en témoigne durant le débat post-projection, en attestant qu'à la suite de la diffusion de ce documentaire sur TF1 en 1987, la famille a dû vendre son petit manoir et quitter le village, car la vie y devenait insupportable. Émouvante Huguette, tant dans le reportage que sur la scène du "Cinéma des Cinéastes". Elle a joué un rôle essentiel dans l'accomplissement de la vie d'Ovida. Par amour, elle lui apporta son aide et son soutien et devint la complice de tous les instants, allant de la simple confection de robes, à la conciliation permanente des esprits entre un fils plutôt rebelle et son "père" qui s'imagine en fée se déplaçant sur une plage !

Ovida put ainsi, vivre sur son nuage d'écrivaine et de poétesse, semant prose et versification sur son parcours et laissant derrière elle des dizaines de livres et recueils. Avant de rejoindre l'éternité, elle transmit son virus, son gêne (celui de l'écriture) à Huguette, qui reprit le flambeau pour transcender la réalité en rêves pastels.

Ce reportage a bien sûr pris quelques rides en quinze ans (comme nous) mais a tenté de refléter l'univers d'Ovida, situé entre songe et réalité, avec pudeur, de sincérité et de vérité.

"Portrait d'une femme pas ordinaire" (par Isabelle de Mascolo 2001)

Nous entrons ici dans un univers de paillettes et de strass, où France, créature de rêve, foule la scène des cabarets, chante et danse comme elle a toujours souhaité, comme elle a toujours imaginé. Ce documentaire, haut en couleurs, est avant tout une affaire de famille puisque filmé par la nièce de l'artiste. La genèse de l'histoire familiale est extraordinairement bien dépeinte par les témoignages successifs, des "protagonistes" : le père, la mère et l'enfant devenu grande. Rien de plus à dire sur ce superbe reportage, que l'explicite critique de Télérama et 5ème Le Magazine figurant sur la fiche de présentation.

Nous retenons les mots de France, livrés avec authenticité, clarté, force et lucidité : "Bien vivre sa transsexualité c'est comprendre que tu ne seras jamais vraiment une femme, je ne me considère pas vraiment comme une femme... mais je me considère comme moi".

LE DÉBAT :

Participantes : Françoise Romand, Isabelle de Mascolo, Camille Cabral PASTT, Huguette (compagne d'Ovida)

Françoise Romand adresse ses félicitations à sa consoeur Isabelle de Mascolo, pour son très beau reportage qui est plus jeune de 15 années par rapport au sien. Autre temps, autres moeurs, autre approche !

Isabelle de Mascolo (nièce de France), atteste d'un acte militant de la part de cette dernière, à travers ce film documentaire. L'année de tournage, a permis a France de finaliser son cheminement psychologique, en révélant à la réalisatrice, que n'ayant pas suivi de psychothérapie ou de psychanalyse, c'est ce reportage qui lui a permis d'élaborer sa propre conclusion sur son parcours. Et Isabelle de Mascolo de reprendre : "pas vraiment femme, plutôt transsexuelle, enfin soi-même".

L'appui, la présence et l'amour de la famille, ont été essentiels.

Le public réagit favorablement aux deux films visionnés, et demande qu'est-ce qui a véritablement évolué dans la condition transsexuelle en quinze ans. Camille Cabral, présidente du PASTT répond que les choses se sont améliorées depuis l'évolution du Code Pénal en 1994, avec entre autre l'ordonnance Lépine qui pénalisait les personnes "déguisées" hors période de Mardi Gras et qui depuis cette date est tombée en désuétude. Puis elle apporte une précision sur la question de l'opération, qui n'est pas une finalité en soi, mais une option personnelle, qui ne peut remettre en cause la notion de genre et non de sexe. Camille Cabral par la même occasion, répond à une question de l'assistance sur les terminologies (transsexualité, transsexualisme) en précisant qu'elle est plus en faveur de l'utilisation de transgenre.

Sur l'aspect juridique Armand Hotimsky, notre président, intervient alors pour apporter quelques précisions, notamment il rappelle la position de la Cour de cassation en 1990 avec l'indisponibilité de l'état, puis la condamnation de la France avec l'affaire B contre France le 24 mars 1992, et le revirement de la cour de cassation suite à la condamnation par la Cour Européenne...

A propos des considérations médicales, il rappelle l'affaire d'Aix-en-Provence où un trio de médecins se retrouva condamné suite au suicide d'un de leur client, une personne qui avait effectué une réassignation sexuelle huit ans auparavant. Il aborde également les problèmes rencontrés dans la relation médecins-transsexuels, le manque de qualité de la prise en charge médicale et le fait que les personnes transsexuelles ayant les moyens financiers se font généralement opérées à l'étranger pour éviter les risques opératoires français. Il a précisé qu'hélas cette situation créé une sélection par l'argent. Après quelques questions diverses, le débat s'est conclu rapidement.

Nous devons rendre hommage aux réalisatrices qui ont su, chacune avec son talent, son époque et son approche, restituer des moments forts faisant partie de l'histoire du transsexualisme.

Bernard Geoffroy
Secrétaire et bénévole du CARITIG

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Suite à la première réunion de constitution du collectif pré-cité (voir TransGenre Actu mai 2002), une troisième réunion a donc eu lieu avec les acteurs concernés. La deuxième réunion programmée, ne s'étant pas tenue pour faute de participants. En effet, après avoir préparé ce rendez-vous, qui devait essentiellement porter sur la recherche de consensus entre l' ASB, le PASTT et le CARITIG, sur les sept points de revendication proposés par l'ASB ; le CARITIG s'est retrouvé tout seul à la table des discussions. L'absence de l'ASB et du PASTT, ont donc conduit le collectif réuni en date du 13 mai, à se pencher sur cette question, de façon un peu déstructurée.

Par ailleurs, nous constatons avec regret une certaine désertion de la part de quelques entités devant composer ce collectif.

Les personnes présentes :

Les personnes absentes :

En introduction, Le PASTT exprime par la voix de Camille Cabral, son attachement symbolique à la Pride (devenue Marche des fiertés LGBT), en tant que Marche des Trans. Elle ne souhaite en aucun cas, voir l'ExisTrans, se substituer à cette manifestation historique. En revanche, Camille Cabral se trouve en faveur d'une action complémentaire, portant sur des revendications, notamment médicales et juridiques.

Natacha Taurisson de l'ASB, enchaîne alors sur la proposition n° 7 "Projet de loi" en affirmant son ralliement au CARITIG quant aux éventuels dangers d'une loi. Ce changement de position est essentiellement dû à la nouvelle donne politique, et Camille Barré de préciser, qu'il s'agit là d'une suspension de cette revendication. Le PASTT partage ce point de vue. Quant au CARITIG, sa position ne change pas, et demeure totalement défavorable à un projet de loi, sous quelque gouvernement que ce soit, et ce tant que des changements profonds ne seront pas visibles au niveau des instances médicales. Pour le CARITIG, ce projet reste prématuré et il est préférable de mettre en avant l'évolution de la jurisprudence.

Devant la précipitation de l'ASB, de vouloir bâtir l'ExisTrans 2002 (plan de communication, organisation et coordination du collectif, répartition des tâches etc.), le CARITIG affirme sa volonté de trouver d'abord un consensus, sur les tenants et les aboutissants de l'ExisTrans, avant de s'engager définitivement dans le collectif, mais surtout avant de bâtir quoi que soit autour d'une coquille vide.

Les autres points de revendications sont abordés, notamment la question médicale, où l'ASB et le PASTT se retrouvent sur des notions de formation d'équipes. Armand Hotimsky, réagit ici, face aux risques de création de nouveaux monopoles et défend la position du CARITIG, sur le libre choix des médecins, chirurgiens, autant publics que privés.

Le PASTT, indique ici son souhait de voir la communauté transgenre impliquée dans le processus médical, avec une action pédagogique sur le corps médical, tant sur le plan technique, que psychologique.

La question de la dépsychiatrisation est également abordée avec des divergences d'approche et de méthode. Le CARITIG rappelle que tant que le DSM-IV ne sera pas modifié, cette revendication reste illusoire et risque d'être une perte de temps au vu des autres priorités.

Devant quelques difficultés à trouver l'objectif commun de l'ExisTrans, Jérôme-Alexandre Nielsberg, recentre la question principale : "L'ExisTrans, quel objectif ? quelle cible ?"

Natacha Taurisson, indique alors que le message est destiné aux politiques, au monde médical et au grand public.

Délicat de diffuser un message facile à transmettre à des publics aussi divers, et auprès desquels un discours spécifique doit être tenu !

Il est donc plus où moins évoqué le fait, que l'ExisTrans 2002, pourrait avoir un message et un objectif grand public dans un premier temps, avec l'appui des média, pour ensuite pouvoir décliner des revendications médicales, sociales et juridiques.

Un brainstorming prend effet, spontanément. Les notions d'identités sont avancées sans être retenues, car pas assez explicites pour le grand public, des revendications d'ordre médical sont évoquées et vite abandonnées car elles réduisent la perception de la problématique trans à l'aspect purement médical, finalement nous arrivons sur des notions d'ordre social et gardons les pistes :

Tout cela devra être encore peaufiné et débattu ultérieurement.

Pour l'instant la seconde proposition semble recueillir la préférence du collectif en permettant d'aborder les questions de respect, de parentalité, d'accessibilité aux soins et au travail.

Afin d'attirer l'attention des journalistes, Natacha Taurisson suggère alors de trouver des parrainages de personnalités médiatiques : une "parraine" et un "marrain". Des noms sont avancés tels que : Michel Field, Juliette Gréco, Fanny Ardant, Jean-Jacques Zilbermann, Romane Bohringer.

Chacun se répartit les contacts en fonction des connections possibles, avec les uns ou les autres.

En prévision de la prochaine réunion (28 mai 2002), il a été décidé que seraient discutés les sujets suivants :

Bernard Geoffroy, Secrétaire et
Dominique Place, Trésorière du CARITIG

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Vieux sujet de préoccupation, la question d'une loi sur la transsexualité est au sein d'un débat qui a fait hurler plus d'une personne quant à la position du CARITIG.

Nous allons nous en expliquer :

Le CARITIG a toujours été très clair sur le sujet. Mais les nuances dans nos propos n'ont pas toujours été bien entendues. Oui, nous sommes favorables à une loi qui permettrait aux individus d'obtenir le changement d'état civil dans des délais raisonnables, pour un coût limité, etc.

La vision idyllique... On peut rêver mais les réalités sont là, et bien là.

Alors pourquoi nous rejetons la revendication d'une loi pour le changement d'état civil ?

Actuellement avec la jurisprudence, il est possible pour une personne opérée d'obtenir sa modification d'état civil dans des délais variables. Celle-ci lui permet d'avoir sa CNI et des extraits d'acte de naissance à sa nouvelle identité, sa carte de SS avec le bon numéro, etc. La personne en question peut se marier, peut reconnaître les enfants de son/sa partenaire, etc. les mêmes droits que tous les autres citoyens. La jurisprudence lyonnaise va même plus loin puisqu'elle permet aux personnes non opérées d'obtenir les mêmes modifications.

Nous considérons qu'avec l'aide de nos adhérents, s'ils nous fournissent les décisions de justice (nécessaire en tant que preuve), nous pouvons amplifier cette évolution favorable en sensibilisant les juristes (avocats, magistrats, etc.), n'est-ce pas là le rôle d'une association ?

Par contre, revendiquer une loi, c'est donner à d'autres l'opportunité de décider pour la communauté transgenre des modifications nécessaires dans le système actuel.

Il suffit de prendre l'exemple du PACS, entre le projet et sa réalisation le contenu fut allégrement modifié voire même vidé d'une grande partie de son intérêt. C'est ainsi que l'on risque fortement de se retrouver avec l'adoption d'une loi restrictive, autorisant les modifications d'état civil aux personnes qui rempliraient des conditions de protocoles élaborés par certains médecins interrogés sur la question. Car faut-il rappeler que lors de l'élaboration d'une loi, le ministère de la justice met en place une commission d'étude qui fait généralement appel aux spécialistes ? Qui sont les spécialistes ? Nous vous laissons tous loisirs de répondre vous même à cette question. On peut craindre que certains oeuvreraient pour limiter certains droits, tel que l'accès au mariage ou à l'adoption. Le système britannique est souvent mis en exergue par certains juristes et psys.

Il est vrai que ce système a fait des transsexuels britanniques des sous-citoyens - voir document joint de Press for Change (traduction ci-dessous). Et pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi, avant 1979 le changement d'état civil permettait aux transsexuel/les britanniques de vivre comme tout un chacun. Aussi il ne faut pas croire que les choses sont acquises. Le combat est constant. Et l'on peut s'inquiéter des diverses décisions de la Cour Européenne :

Devant ces décisions européennes l'état français pourrait bien prendre exemple sur le modèle britannique. Cela lui permettrait d'éviter des condamnations, et en même temps de résoudre la question de l'adoption et du mariage des transsexuel/les dont certains bien-pensants en font leur cheval de bataille.

D'autres pays fonctionnent sur la jurisprudence tel que la Belgique, la Suisse et les améliorations se font graduellement. Tandis que par exemple les trans d'Allemagne se battent pour faire modifier leur législation. Et faire modifier une loi est toujours plus difficile.

Traduction du document de Press For Change :

Pour des raisons légales, cette femme est un homme, ainsi :

Pour des raisons légales, cet homme est une femme, ainsi :

Armand Hotimsky, Président du CARITIG

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France 2 diffuse mercredi 29 mai à 20h30 un téléfilm intitulé « une autre femme ». Le CARITIG a suivi à distance la préparation de ce téléfilm et vous invite à ne pas rater sa diffusion.

Synopsis :

Pour nombre de ses collègues, Léa est un mystère. Farouchement secrète, le visage triste et fermé en permanence, elle compte pourtant parmi les meilleurs éléments de la société où elle travaille, à Genève. A tel point que son directeur décide un jour de lui confier la négociation d'un important contrat commercial à Paris. Les encouragements de son collègue et ami Greg ne rencontrent aucun écho : à la stupeur générale, Léa refuse cette promotion. Son ami Joy, un prostitué travesti, réussit à la faire revenir sur son étrange décision. C'est l'angoisse au ventre que la jeune femme part pour Paris : dix ans auparavant, elle y exerçait comme médecin, s'appelait Nicolas, était marié à Anne et père de deux enfants... Mal-être, désespoir et quête d'identité étaient alors son lot quotidien. Jusqu'au jour où, à bout de forces, Nicolas avait décidé de tout quitter pour disparaître et changer de sexe... Peu à peu, épaulée par Joy, Léa accepte l'idée de la confrontation avec ce passé. Elle veut revoir Anne, Emma et Lucas...

Avis :

Beaucoup de sensibilité et de pudeur dans cette histoire de transsexualité, vibrant plaidoyer pour l'acceptation de la différence. L'analyse est subtile et l'interprétation, remarquable, culmine dans de poignants face à face entre deux femmes dont l'une fut l'époux de l'autre.

Synopsis et avis de Téléstar

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N° 0001
Vends 30 Euros une veste croisée Cacharel pour FTM, très classique, bleu rayé, état neuf, taille 38.


Annonce N°0002 - Perruque vendue !


N° 0003
Vends 60 Euros (frais de port inclus) appareil pour muscler les avant bras. Très intéressant pour FTM prévoyant de faire une phalloplastie.


N° 0004
Recherche enregistrement vidéo du documentaire passé à la télévision il y a peu de temps sur la danseuse transsexuelle chinoise.


Pour passer une annonce :

Envoyer par courrier (voir adresse ci-dessous), fax ou email votre texte (150 caractères maxi lisibles) en mentionnant votre numéro d'adhérent, ou vos coordonnées (aucune adresse personnelle ne sera publiée).

Un numéro sera attribué pour chaque annonce. Celles-ci faisant partie de TransGenre Actu figureront donc sur le site de l'Association, c'est la raison pour laquelle nous vous déconseillons d'indiquer votre numéro de téléphone. (Toutefois si vous souhaitez le faire apparaître, merci de nous le préciser)

Le CARITIG se réserve le droit de ne pas publier les annonces qui sont contraires à sa déontologie, aux dispositions légales ; ainsi que les annonces revétant un caractère pornographique.

Pour répondre à une annonce :

Envoyez votre réponse dans une enveloppe (format 16 x 11 cm) dûment timbrée, sans mention d'adresse, mais en portant uniquement au crayon le numéro de l'annonce.

Glissez le tout dans une autre enveloppe, à l'adresse suivante :

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Depuis le 15 mai, nous vous proposons des rendez-vous sur le chat.

Vous pouvez discuter en direct avec des artistes transgenres, des professionnels avocats et thérapeutes, des transgenres connues dans la communauté T* internaute, etc.

Pour être tenu au courant des rendez-vous à venir, nous vous invitons à vous inscrire sur la mailing list.

Ont déjà participé :

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Sur caritig.org

Voici la liste des dernières nouveautés sur le site, celles-ci ont été rajoutées courant mai par l'apport de nouvelles sous-rubriques :

Dans la rubrique « Le CARITIG » :

Dans la rubrique « ACTIVITES » :

APPEL pour la photothèque

Nous souhaitons développer la photothèque de résultats opératoires. Nous comptons sur vous pour enrichir cette base d'informations de qualité.

Pour cela, il nous est nécessaire d'obtenir des photos pré-opératoire et post-op avec des indications précises tel que nom du chirurgien, technique utilisée, date de prises des photos, etc.

Pour proposer des photos, téléphonez au 01.53.17.05.27.

Pour être tenu au courant des activités en temps réel, n'oubliez pas de vous inscrire sur la liste de diffusion. Déjà plus de 250 inscrits !

http://www.caritig.org/lettre/lettre.php3

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03 juin - Atelier - Paris - CGL

15 juin - Pride - Toulouse

15 juin - Salon - Toulouse

18 juin - Débat - Toulouse

... juin - Atelier FTM - Paris - CGL

29 juin - Pride - Paris

1er juillet - Atelier - Paris - CGL

21 au 28 juillet - UEEH - Marseille

5 août - Atelier - Paris - CGL

Dates données sous réserve de modification.



Lundi 3 juin à 20 heures

Thème : Gestuelle, maintien et pose de la voix

Animé par Michèle


Lundi 1er juillet à 20 heures

Thème : non défini à cette date

Animé par Michèle


Les ateliers se tiennent dans les locaux du CGL - Centre Gai & Lesbien

3 rue Keller - 75011 Paris - M° Ledru-Rollin



Samedi 25 mai

à partir de 11h00, Accueil et convivialité,
12h00, déjeuner : boissons (1 EUR), pizzas (2,50 EUR), gâteaux (2,50 EUR)
à 14h00, Me Houria Si Ali, avocat, viendra parler des procédures de changement de prénom et d'état civil

Cette rencontre se tiendra dans les locaux du CRIPS

Tour Maine Montparnasse - 12ème étage - M° Montparnasse-Bienvenue


Attention !

Pas de réunion du CARITIG en juillet et août en raison de la fermeture les samedis des locaux du CRIPS et ce durant tout l'été.



Samedi 15 juin

Marche des gays, des lesbiennes, des bisexuels et des transgenres

Départ à 14h : Place Wilson

Arrivée vers 17h : Quai de la Daurade.

Le CARITIG défilera avec son drapeau. Nous invitons nos adhérents de la région à venir nous rejoindre.

Réunissant le tissu associatif de la région, ainsi qu4une exposition d'oeuvres artistiques, des animations, etc.

au Quai de la Daurade de 11h à minuit.

Le CARITIG tiendra un stand après la marche, venez nous y retrouver.


Mardi 18 juin - 20h30

Débat/Témoignage : «Vécu et réalité des transsexuel-le-s et transgenres» avec Natacha Taurisson de l'ASB et Armand Hotimsky, CARITIG.

Organisateurs: GELEM, ASB, CARITIG

Salle du Sénéchal
17, Rue de Rémusat



Permanence d'Accueil :

Les Permanences Téléphoniques au 01.53.17.05.27 :



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TransGenre Actu
est la lettre mensuelle d'information éditée par le CARITIG.

Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre.

Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de PARIS le 23 janvier 1995 - N° 0280

Boîte Postale 756
75827 Paris CEDEX 17
France

Tél./Fax 01.53.17.05.27
- Répondeur en cas d'absence.
Tel. 0660.450.940.
Entre 10 et 18 heures, et uniquement en cas d'urgence.

Attention ! Pour des raisons financières,
le CARITIG ne peut pas vous rappeler.

Site Internet : www.caritig.org
E-mail : caritig@caritig.org

Directeur de la publication : Armand Hotimsky

Ont participé à ce numéro : Bernard Geoffroy, Dominique Place, Frank Martin, Monoïk, Pascal Lebrun..

Date limite d'envoi des textes pour publication dans le numéro en préparation : le 10 du mois

Envoi de TransGenre Actu : entre le 20 et le 25

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Page mise à jour : vendredi 28 juin 2002 Page maintenue par : Charlène © 1997-2002 CARITIG