Atelier TV/TG du 5 août 2002

Thème : « le maquillage »
Animation : Michèle, avec la participation de Sophie.

En cette période de vacances, certaines personnes (notamment de province), se sont données l'occasion de nous rejoindre pour la première fois. C'est avec plaisir que le CARITIG les a accueillies pour cette séance de perfectionnement à l'art du maquillage. Rappelons que la question fut déjà abordée par le passé, en terme d'initiation, et que cette discipline artistique, mérite à bien des égards, que l'on y revienne régulièrement.

Alors comment faire pour vous rapporter avec précision, tout ce qui a été dit pour réussir un maquillage ? D'autant que dans certains cas nous utiliserons davantage des techniques dites de "transformation" plus appropriées aux caractéristiques TG, en vue d'affiner, de féminiser les visages, ce qui diffère quelque peu des maquillages plus classiques.

Je me propose de résumer au mieux, la multitude d'informations, de trucs et astuces communiqués lors de cette réunion.

Le matériel : Il est indispensable de posséder certains éléments de base, tels que trousse ou même mallette pour les déplacements, d'un éclairage portatif et d'un miroir pliant.

Les outils : pinceaux, éponges, houppettes et crayons de bonne qualité sont requis pour les yeux, les joues, le nez, les lèvres, le menton...

La peau : Il est essentiel d'entretenir et de protéger sa peau. Pour se faire il faut impérativement commencer son maquillage par une base neutre ou légèrement colorée, qui aura également la fonction de faire tenir le maquillage.

Le teint : le travail du teint est fondamental, il détermine la réussite du maquillage. Même imperceptible, c'est à cette étape de la préparation que l'on cherchera les effets dits de "bonne mine", par l'uniformisation du teint, puis l'éclairage du visage par un jeu d'ombres et lumières. On peut même utiliser des ampoules "coup d'éclat" pour se donner une meilleure mine sous le maquillage.

Cache barbe : c'est un stick teinté à appliquer après le rasage (pas en après rasage), afin de réduire l'ombre de la barbe pouvant se dessiner sous le fond de teint. Il en existe plusieurs teintes. Faire son choix en fonction de sa couleur de peau et de sa couleur de barbe. Il s'étale sur la zone de rasage à l'aide d'une petite éponge. Prévoir un fondu en allant vers les joues et le cou, afin d'éviter une démarcation trop nette. (n'oublions pas qu'à ce stade on travaille sur l'uniformisation du teint).

Fond de teint : le choix de la teinte est très important, il doit s'effectuer par touches d'essai sur son avant-bras. On pourra même procéder à des mélanges afin d'obtenir le teint idéal. Bien l'étaler sur tout le visage (coins des narines), ne pas oublier d'aller jusqu'aux oreilles si celles-ci ont tendance à être rouges. Enfin, noter que les fonds de teint fluides s'adressent plus particulièrement aux peaux jeunes et jolies. Par ailleurs, toujours garder à l'esprit qu'il faut "fondre" son maquillage. Ainsi, en fonction de son teint et de sa tenue, on appliquera un produit de type autobronzant, sur le cou et l'éventuel décolleté, pour homogénéiser le teint, et éviter une démarcation du style, visage de bronze et buste de nacre.

Poudre : à la houppette sur tout le visage sauf les paupières. Bien étaler et attentions aux grumeaux éventuels (astuce : écraser la poudre sur son poignet d'abord et ensuite la passer sur son visage). Pour les peaux matures il est conseillé la poudre "LeClerc" vendue en pharmacie, qui évite d'accentuer les rides. Enfin pour les maquillages de soirée on pourra appliquer une poudre irisée à certains endroits.

Modeleur  : c'est une palette standard de deux teintes (une claire et une foncée), que l'on utilise pour modeler le visage en fonction des traits que l'on veut accentuer ou estomper. Le travail consiste ici à jouer avec les effets d'ombres et de lumières. Les parties concernées sont essentiellement front, nez, pommettes, menton. Par exemple, pour diminuer un nez volumineux, on tracera une ligne foncée de chaque côté du nez ainsi que dessous.

Les yeux : si nécessaire, utiliser un anticerne pour cacher les cernes et éclairer les paupières et l'arcade sourcilière.

Les sourcils : s'ils ne sont pas épilés, on peut les plaquer à l'aide d'une pâte épaisse, puis les teinter et les redessiner. Nous sommes ici dans une technique propre à la photographie et à la scène. utilisez crayons sourcils plus pinceau ou coton tige pour estomper.

Ombre à paupières : là aussi, le choix des bonnes couleurs passe par de nombreux essais et mélanges sur la main. De façon générale, on part du plus foncé (du bas de la paupière) au plus foncé vers le haut ainsi que sur les côtés. Les paupières inférieures doivent être épargnées ou alors utilisez une couleur très claire.

Les contours de l'oeil : avec des crayons bien taillés (avec taille crayon spécial pour produits maquillage) ou eye liner. S'entraîner également à dessiner des yeux sur son bras, afin d'acquérir plus d'assurance et plus de précision.

Les cils : les brosser puis appliquer le Mascara. En pointe des cils on peut appliquer une couleur plus claire pour les "allonger". Les faux-cils ne sont plus à la mode (contrairement aux années 60, avec les stars comme BB et autres), cependant on peut y avoir recours. Dans ce cas, oser les retailler afin de leur donner un aspect plus naturel, les coller puis appliquer son Mascara en les mélangeant aux vrais cils.

Les lèvres : définir les contours au crayon à lèvres, puis faire l'intérieur des lèvres au pinceau (il est préconisé d'utiliser les palettes de rouges à lèvres et non les sticks). On peut mélanger deux couleurs (plus claire au milieu et plus foncé sur les bords). Enfin on peut utiliser un gloss neutre ou teinté pour obtenir de la brillance et mettre davantage la bouche en valeur.

Attention : pour qu'un maquillage soit efficace, il ne faut pas de multiples effets prononcés. A savoir, selon ce qu'on veut mettre en valeur, les yeux ou la bouche, on accentuera l'un ou l'autre. Pas les deux en même temps, car les effets s'annulent !

En conclusion : on peut dire que le maquillage est certainement un art, il est aussi un métier à part entière. Il relève à la fois de l'art culinaire (pour les recettes) et de l'art pictural (pour le travail des couleurs). Toujours garder à l'esprit qu'un bon maquillage s'obtient par des essais et de l'entraînement. Utilisez le dessus de sa main pour tester les couleurs, les mélanger, travailler les textures ; pour s'exercer à faire des dessins et acquérir une meilleure dextérité. Surtout ne pas se décourager car on progresse à chaque fois, et avoir recours à des conseils avertis régulièrement. Le maquillage est aussi une affaire personnelle qui répond à des besoins spécifiques en fonction du moment, du lieu, de son état d'esprit et de l'effet qu'on veut produire.

Alors sans plus tarder, à vos palettes et pinceaux !

Bernard Geoffroy, secrétaire et bénévole du CARITIG

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